Paroisse Notre Dame des Otages

Paroisse catholique du diocèse de Paris

BREF HISTORIQUE DE L’ÉGLISE NOTRE-DAME DES OTAGES Mais qui sont ces Otages ? La guerre franco-prussienne, la chute du second Empire et la Commune insurrectionnelle de Paris. Pour répondre à cette question, il nous faut faire un bref historique et remonter à cette guerre déclarée par la France à la Prusse le 19 juillet 1870 à Sedan, où l’empereur Napoléon III fut fait prisonnier avec 100.000 hommes, capitulation aussitôt suivie de la proclamation de la République à Paris, Lyon et Marseille le 4 septembre 1870. Dans le même temps, Paris est assiégé par 180.000 Prussiens. Un siège qui décimera plus de 10.000 Parisiens et durera jusqu’au 21 janvier 1871. C’est dans ce contexte historique dramatique que surgira la « Commune de Paris » dont le gouvernement révolutionnaire siègera à Paris du 26 mars 1871 au 29 mai 1871, refusant la capitulation de la France et s’opposant aux troupes gouvernementales d’Adolphe THIERS, repliées à Versailles. Troupes qui le 21 mai 1871, font leur entrée dans Paris semé de barricades. Commence alors cette « semaine sanglante » du 21 au 28 mai. Du 23 au 26 mai, ce sont des incendies allumés par les Communards, mais c’est aussi le massacre de 700 de ces Communards (dits « Fédérés ») au Panthéon le 24 mai. Après une série de massacres de part et d’autre, ce sera le 26 mai celui des 49 Otages de la rue Haxo suivi le lendemain de celui d’environ 200 « Fédérés » au Père Lachaise. Au total ce seront plus de quinze mille Communards qui seront massacrés du 22 mai au 15 juin par les « Versaillais » et environ 4000 autres déportés en Nouvelle Calédonie. Le massacre des otages dans la journée du 26 mai 1871 Vers 15h, le Colonel GOIS, flanqué d’une soixantaine de Fédérés se rend à la prison de la Roquette où se trouvent plus de deux cents « Otages » dont un certain nombre de prêtres et de religieux, victimes innocentes des sentiments antireligieux et anticléricaux de la plupart des Communards. Il somme le directeur de la prison de lui livrer 50 détenus : des gendarmes, des prêtres et des traîtres passés au service de la police des « versaillais ». On lui remet 33 gardes de Paris, 2 gendarmes, 4 espions et 10 ecclésiastiques choisis au hasard : les Pères Jésuites de Bengy, Caubert et Olivaint, des Picpuciens, 2 autres prêtres (dont le Père Planchat) et 1 séminariste. Encadrés par les Fédérés, ces 49 Otages montent à pied jusqu’à la Cité de la rue Haxo qu’ils atteindront à 17h30. Malgré les réticences de leurs chefs militaires et cédant à une foule qui hurle à la mort, les Fédérés tirent à volonté durant un quart d’heure sur les Otages, tous exterminés, devant un haut mur qui se trouvait rue du Borrégo, à la hauteur de l’actuelle, Maison des Jeunes. Les « anciens » du quartier ont connu ce haut mur ainsi que la reconstitution de quelques cellules de la Roquette dont ne subsistent aujourd’hui qu’une porte et une grille adossée à un mur, visible de la rue du Borrégo. C’est aussi à cet emplacement que se trouve la dalle commémorative où l’on peut lire l’inscription suivante : En ce lieu l’avant dernier jour de la Commune de Paris, le 26 mai 1871 vers six heures du soir, furent amenés de la prison de la Roquette, en un lugubre cortège, huit religieux, deux ecclésiastiques, trente-cinq gardes de Paris et quatre Otages civils. En présence des derniers représentants de la Commune, ces quarante-neuf Otages furent massacrés par une foule en délire. Prêtres sacrifiés à la haine antireligieuse, gardes de Paris et prisonniers civils victimes des passions politiques. Ils ne sont pas tous morts pour la même cause, mais ils ont partagé les mêmes souffrances et subi le même sort. S’il faut sévèrement condamner les responsables du crime, on n’oubliera pas les événements tragiques qui se succédaient alors dans la capitale, les souffrances récentes de la guerre et du siège, l’amertume de la défaite, la répression inhumaine qui mettait fin, en ces jours, aux excès de la Commune. Gardons le souvenir de ces drames, non pour perpétuer des haines, mais, à la suite de Jésus-Christ, pour œuvrer à la paix parmi les hommes ». (Texte de l’inscription gravée sur le monument commémoratif du centenaire du massacre des otages). La chapelle du Sacré Cœur édifiée sur le lieu du massacre Le 4 avril 1889, un Père de la Compagnie de Jésus, célèbre pour la première fois la messe sur le terrain où furent exécutés les Otages dans un petit oratoire improvisé de 3m sur 4m. Il y reviendra ensuite tous les lundis. En 1894 est construite sur ce même emplacement une petite chapelle pouvant contenir 250 personnes, avec quelques chambres aménagées au dessus. Quand au catéchisme, il se fait dans 2 hangars voisins. Le 15 avril 1898 a lieu l’inauguration d’une chapelle plus grande bâtie en matériaux légers. A partir de 1910, des Pères Jésuites viennent résider sur le terrain : c’est là, apprenant que la prison de la Grande Roquette allait être détruite, qu’ils font démonter les cellules occupées par les trois Pères Jésuites tués le 26 mai 1871 et les font reconstituer dans la cour du patronage. On pouvait visiter ces cellules jusque vers les années 1950, après quoi elles furent détruites ainsi que le mur, l’ancienne petite chapelle et les bâtiments de la communauté, pour faire place à « l’habitat communautaire » Haxo I : 47 à 49 rue du Borrégo, puis à la Maison des Jeunes et temporairement à un jardin d’enfants. Construction de l’Eglise actuelle En 1932, le Père DIFFINÉ de la Compagnie de Jésus est nommé à la chapelle de la rue Haxo où il s’adonnera à 19 années d’apostolat fécond, ainsi qu’à la construction de l’église actuelle. En 1933 est ouverte une souscription pour la construction de cette église conçue par Henri Diffiné et réalisée par l’architecte Julien Barbier. Les travaux commencent en 1936, et avec eux les difficultés matérielles : le sol instable impose la construction de 33 puits de béton reliés par des arches. Pourtant l’inauguration aura lieu le 23 octobre 1938, sous la présidence du Cardinal Jean Verdier (1864-1940). La chapelle devient paroisse C’est en octobre 1961 que la chapelle sera érigée en paroisse Notre-Dame des Otages avec la nomination d’un premier curé en la personne du Père HUSSON. Jusqu’en 1974, ce sont les Pères Jésuites qui assureront le fonctionnement de cette paroisse, qui s’inscrira ensuite dans un Ensemble Pastoral comprenant aussi « Notre Dame de Lourdes » 130 rue Pelleport et « le Cœur Eucharistique de Jésus » 22 rue du Lieutenant Chauré. Enfin depuis 1987 cet Ensemble s’inscrit dans un doyenné comprenant en plus « Notre Dame de la Croix » rue de Ménilmontant. En 2009, après des travaux de restauration effectués à l’initiative du curé, le Père Didier Doreau, l’église est consacrée le 24 mai par Mgr. Eric de Moulins–Beaufort, évêque auxiliaire de Paris.

ÉCOLE DE LA PAROLE
AU DÉSERT AVEC MOÏSE
ce soir à 20h30 dans la grande salle

Pour toutes les collégiennes et lycéennes du Haut de Ménilmontant !

Soutien scolaire et jeux à la paroisse pendant les vacances !

Messes de Noël à NDO:
Mardi 24 décembre à 19h et 21h
Mercredi 25 décembre messe unique à 11h

Installation père Mayor

Le dimanche 13 octobre 2019 par Monseigneur Jachiet.

Le dimanche 13 octobre 2019 par Monseigneur Jachiet.

Aumônerie Oratorio exceptionnellement ce samedi. Rdv au Cœur Eucharistique à 14:30. Fin à 18:30.

Messe de rentrée du groupe scout NDO !

Paroisse Notre Dame des Otages's cover photo

Paroisse Notre Dame des Otages

[09/28/19]   Ce dimanche 29 septembre c’est la reprise du catéchisme ! Rdv à 10h

5 entrées au noviciat des sœurs du Sacré Cœur de la paroisse !

facade et exterieurs de l'église

facade et exterieurs de l'église

[01/15/14]   Du bon usage des vœux.
Voici la saison des vœux en ce début d’année civile, faire des vœux cela signifie : faire des promesses auxquelles on n’est pas obligé. Ces vœux peuvent être pieux et sont alors dédiés à Dieu, s’ils sont adressés aux hommes ils font toujours plaisir autant à celui qui les fait qu’à celui qui les reçoit. Qu’ils soient adressés à Dieu ou aux hommes, ceux qui font des vœux protestent de leur sincérité, et ceux qui les reçoivent affectent de la gratitude pour un tel don.
Dans les Actes des Apôtres Saint Luc nous raconte comment Saint Paul après l’échec relatif de sa prédication à Athènes s’en va à Corinthe ou il poursuit sa prédication : « Chaque sabbat, il prenait la parole à la synagogue et tâchait de convaincre Juifs et Grecs » (Actes 18, 4) « Paul se consacra entièrement à la Parole, attestant devant les Juifs que le Messie, c'est Jésus. » (Actes 18, 5). Saint Luc insiste donc sur les difficultés de Paul, tant devant les païens, que devant ces coreligionnaires pour annoncer l’Evangile, cependant le Seigneur lui-même encourage Paul à persévérer car lui dit-il : « dans cette ville, un peuple nombreux m'est destiné » (Actes 18, 10). Après un séjour à Corinthe d’un an et six mois Paul décide de repartir vers Jérusalem et sans autre explication Saint Luc conclut cette section de son récit en nous disant que Paul : « A la suite d'un vœu, il s'était fait tondre la tête à Cenchrées » (Actes 18, 18) le port de la ville de Corinthe.
Ce vœu mystérieux de Paul dont Saint Luc ne nous révèle pas l’objet, nous permet de formuler les nôtres. Pas plus à Paris qu’à Athènes ou à Corinthe la prédication de la Parole n’est évidente. Et l’époque de Paul comme la notre n’est ni plus ni moins favorable. Alors chers amis je fais pour nous le vœu que nous ayons assez de persévérance pour ne pas nous décourager devant les difficultés inhérentes à toutes vies et aussi face à celles qui surgissent pour le témoignage chrétien, pourvu que nous ne soyons pas rendu muets. Soyons tendus vers notre espérance et joyeux de la partager avec le plus grand nombre. Je ne sais pas si je me ferai tondre comme saint Paul, mais le Père Ikani et moi-même voulons vous redire combien nous sommes heureux d’être pour vous au service de l’Evangile.

Les vitraux de Notre Dame des otages

les vitraux sont réalisés par l'atelier Louis Barillet (1880-1948) avec la collaboration de Jacques le Chevalier (1896-1987) et Théodore Hanssen (1885-1957).

les vitraux sont réalisés par l'atelier Louis Barillet (1880-1948) avec la collaboration de Jacques le Chevalier (1896-1987) et Théodore Hanssen (1885-1957).

[11/19/13]   La fête du Christ Roi de l'univers

[11/19/13]   Histoire de Notre Dame des Otages

présentation de l'Eglise

l'Eglise est construite de 1935 à 1938 par le Père Henri Dffiné, jésuite et Julien Barbier architecte. Ce dernier est aussi l'architecte de "l'abside" de sainte Jeanne de Chantal, l'église de la Porte Saint Cloud.

l'Eglise est construite de 1935 à 1938 par le Père Henri Dffiné, jésuite et Julien Barbier architecte. Ce dernier est aussi l'architecte de "l'abside" de sainte Jeanne de Chantal, l'église de la Porte Saint Cloud.

Présentation exterieure de l'Eglise

L'Eglise Notre Dame des Otages de Paris

L'Eglise Notre Dame des Otages de Paris

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Autres Églises catholiques à Paris (voir toutes)
Iglesia de la Santa Trinidad de París Iglesia de la Santa Trinidad de París
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Saint-Nicholas-des-Champs, Paris Saint-Nicholas-des-Champs, Paris
254 Rue Saint Martin
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Sacré-Cœur de Montmartre Sacré-Cœur de Montmartre
35 Rue Du Chevalier De La Barre, 75018 Paris
Paris, 75018

Saint-Roch, Paris Saint-Roch, Paris
24 R. Saint-Roch
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Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas
252 Rue Saint-Jacques
Paris, 75005

בזיליקת קלוטילדה הקדושה בזיליקת קלוטילדה הקדושה
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Paroisse Saint Germain de Charonne Paroisse Saint Germain de Charonne
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Promouvoir les projets numériques au service de l'Eglise et les accompagner en offrant visibilité et réseau. A l'origine des soirées Pitch My Church 1 & 2. 3e édition en préparation (#6mars2017) + pleins d'autres événements.

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