Saint Merry - Hors les murs

Saint Merry - Hors les murs

Commentaires

🍇🍒Le pape s'invite au Festin de Babette.
Quelle bonne nouvelle !
A Saint Merry prochainement, un débat à ne pas rater : quelle est notre espérance devant les bouleversements qui s'annoncent et qui ne sont pas seulement climatiques ?

https://www.facebook.com/events/2892505761035909/
Concert de chants sacrés d'Orient par F***y Perrier-Rochas dans une petite crypte insolite de la butte Montmartre les 14 et 15 décembre 2019 à 20h30.
chants des premiers chrétiens en araméen, grec, arabe..

#Magnifique #opera #requiem IYOV
Bravo à toutes les #musiciens et #chanteurs venus d’ #Ukraine 🇺🇦

#asaintmerryçàvit
" Nous ne sommes plus un repère"
Tribune
Pédophilie : « Nous, Scouts et Guides de France, demandons aux évêques... »
Marie Mullet-Abrassart, présidente
Lorsque la science interpelle le politique...
Et la foi chrétienne, elle engendre quoi ?
Ce soir, concert exceptionnel- à 20h30 dans l'église Saint-Merry.
Avis aux amateurs !Venez jouer et écouter "la Marelle" interprètée par le quintet a cappela TETES DE CHIEN.
Avez-vous visionné Jack RAYAN, la dernière série diffusée sur Amazon Pr[i]me? on y voit plusieurs vues de l'église St Merry et de ses "paroissiens"...avec des scènes assez violentes de terrorisme au gaz sarin et d'assassinat d'un prêtre rue de la Verrerie...

Voici la page officielle de la communauté de Saint-Merry-Hors-les-Murs

Fonctionnement normal

Avec la Pentecôte, Dieu change de place et de visage – Saint-Merry-Hors-les-Murs 30/05/2021

Avec la Pentecôte, Dieu change de place et de visage – Saint-Merry-Hors-les-Murs

La chronique de Jean-Claude Thomas sur la théologie de Joseph Moingt.

Avec la Pentecôte, Dieu change de place et de visage – Saint-Merry-Hors-les-Murs Au cœur de la foi chrétienne, il y a cet étonnement : un homme, Jésus, porte en lui la présence active de Dieu au cœur du monde. Quel est cet esprit qui habite

Tous migrants – Saint-Merry-Hors-les-Murs 30/05/2021

Tous migrants – Saint-Merry-Hors-les-Murs

Tous migrants – Saint-Merry-Hors-les-Murs Étant en séjour en montagne à Puy-Saint-Vincent, nous avions décidé hier de faire une expérience dominicale inédite : une sortie appelée « maraude découverte »

Prière du Frère Christian de Tibhirine - Site-Catholique.fr 29/05/2021

Prière du Frère Christian de Tibhirine - Site-Catholique.fr

✝🙏« Il m'a aimé jusqu'à l'extrême, l'extrême de moi, l'extrême de Lui. Il m'a aimé à sa façon, gracieusement, gratuitement,... comme je ne sais pas aimer : cette simplicité, cet oubli de soi, ce service humble et non gratifiant. Il a aimé les siens jusqu'à l'extrême, ils sont tous à Lui, chacun comme unique, une multitude d'uniques. Il a tant aimé les hommes qu'Il leur a donné son Unique : et le Verbe s'est fait FRERE. Amen. »

Père Christian de Chergé (1937-1996) - Moine de Tibhirine

http://site-catholique.fr/index.php?post/Priere-du-Pere-Christian-de-Cherge-Moine-de-Tibhirine

Prière du Frère Christian de Tibhirine - Site-Catholique.fr Voici la Prière « Il m'a aimé jusqu'à l'extrême » du Père Christian de Chergé (1937-1996), Religieux Trappiste Français de Notre-Dame de l’Atlas, l’un des sept moines de Tibhirine

Au souffle de la créativité dans l’Église – Saint-Merry-Hors-les-Murs 22/05/2021

Au souffle de la créativité dans l’Église – Saint-Merry-Hors-les-Murs

✝️🙏"Co-créateurs :
La Bible, l’Évangile en particulier, répètent : soyez créatifs !
Le Créateur, non pas fatigué mais heureux, se reposa le septième jour. Il se « retira » pour laisser de la place, nous incitant à être à notre tour co-créateurs. Moïse, le chef de file, ne mit pas les pieds sur la terre promise au peuple hébreu : il fallait imposer la séparation à la communauté pour qu’elle devienne créative à son tour."[...]

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Au souffle de la créativité dans l’Église – Saint-Merry-Hors-les-Murs La Bible, l’Évangile en particulier, répètent : soyez créatifs ! Le Créateur, non pas fatigué mais heureux, se reposa le septième jour. Il se « retira » pour la

Dimanche 23 mai 2021. « Parler dans nos langues des merveilles de Dieu » – Saint-Merry-Hors-les-Murs 22/05/2021

Dimanche 23 mai 2021. « Parler dans nos langues des merveilles de Dieu » – Saint-Merry-Hors-les-Murs

Célébration de la Pentecôte en l’église Saint-Eloi qui nous accueille :
3 place Maurice de Fontenay 75012 Paris
(métro Montgallet ou Reuilly-Diderot)
15 h Atelier chants à l’Esprit pour la joie de chanter et de se retrouver
16 h Parole et eucharistie
Venez nombreux et avec des amis !

Dimanche 23 mai 2021. « Parler dans nos langues des merveilles de Dieu » – Saint-Merry-Hors-les-Murs Célébration de Saint-Merry Hors-les-Murs en l'église Saint-Eloi qui nous accueille. 15h Atelier chants à l'Esprit - 16h Parole et eucharistie La célébration ser

Le chemin synodal impliquera les Églises locales de 2021 à 2023 21/05/2021

Le chemin synodal impliquera les Églises locales de 2021 à 2023

"Le chemin synodal impliquera les Églises locales de 2021 à 2023"

https://youtu.be/YipFKh5l0vw

Le chemin synodal impliquera les Églises locales de 2021 à 2023

Le Synode pour tous ! 21/05/2021

Le Synode pour tous !

✋🙋‍♂️🙋‍♀️✝"Les 9 et 10 octobre, une cérémonie solennelle en présence du Pape donnera le coup d’envoi d’un itinéraire de trois ans, divisé en trois phases (diocésaine, continentale, universelle), fait de consultations et de discernement, qui culminera avec l’assemblée initialement prévue en 2022, qui sera finalement organisée en octobre 2023 à Rome."
(Source : vaticannews)

Le Synode pour tous ! Les 9 et 10 octobre, une cérémonie solennelle en présence du Pape donnera le coup d’envoi d’un itinéraire de trois ans, divisé en trois phases

20/05/2021

👉🙏[...] https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/geant-non-violence-2020-01-08-1201070486 « Mes poèmes ne soulagent point nos peines, mais ma poésie défend la vie./Elle est elle-même une résistance ! » Dès qu’il trouve un moment de calme, c’est en vers et en français que Ziad Medoukh s’échappe de Gaza, étroite bande de terre palestinienne, coincée entre la Méditerranée et les barbelés israéliens. « Je compose mes poèmes de Gaza ma prison :/Gaza est l’âme libre du poète/Gaza est le sourire brûlant des innocents/Gaza est l’étoile magique de l’espoir/Qui trouve dans la poésie l’échappatoire/Nécessaire à sa survie. »

Géant débonnaire aux sourcils broussailleux et à la vigoureuse poignée de main, Ziad Medoukh est l’homme des contraires, des associations improbables. Le titre de son dernier livre en témoigne : Être non-violent à Gaza (1). Directeur du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, récompensé par plusieurs prix littéraires et même les palmes académiques, il est un amoureux fou de la France et de la langue française qu’il a apprise en Algérie, en pleine décennie noire, auprès des Kabyles de Tizi Ouzou. Quelques années plus tard, un master en sciences du langage à Grenoble lui permit d’en parfaire la maîtrise, et, comme il l’avait déjà fait en Algérie, de parcourir l’Hexagone du nord au sud. « Je n’aime pas l’enfermement », résume-t-il. "
[...]
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https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/geant-non-violence-2020-01-08-1201070486

👉🙏[...] https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/geant-non-violence-2020-01-08-1201070486 « Mes poèmes ne soulagent point nos peines, mais ma poésie défend la vie./Elle est elle-même une résistance ! » Dès qu’il trouve un moment de calme, c’est en vers et en français que Ziad Medoukh s’échappe de Gaza, étroite bande de terre palestinienne, coincée entre la Méditerranée et les barbelés israéliens. « Je compose mes poèmes de Gaza ma prison :/Gaza est l’âme libre du poète/Gaza est le sourire brûlant des innocents/Gaza est l’étoile magique de l’espoir/Qui trouve dans la poésie l’échappatoire/Nécessaire à sa survie. »

Géant débonnaire aux sourcils broussailleux et à la vigoureuse poignée de main, Ziad Medoukh est l’homme des contraires, des associations improbables. Le titre de son dernier livre en témoigne : Être non-violent à Gaza (1). Directeur du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, récompensé par plusieurs prix littéraires et même les palmes académiques, il est un amoureux fou de la France et de la langue française qu’il a apprise en Algérie, en pleine décennie noire, auprès des Kabyles de Tizi Ouzou. Quelques années plus tard, un master en sciences du langage à Grenoble lui permit d’en parfaire la maîtrise, et, comme il l’avait déjà fait en Algérie, de parcourir l’Hexagone du nord au sud. « Je n’aime pas l’enfermement », résume-t-il. "
[...]
Lire la suite ici ⤵️

https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/geant-non-violence-2020-01-08-1201070486

20/05/2021

🙏 "Être non-violent à Gaza" (Pour plus d’information, en particulier sur la disponibilité de l’ouvrage, s’adresser à Laurent Baudoin, [email protected])

📖"Professeur de français, chercheur reconnu, poète et écrivain, Ziad Medoukh dirige le département des études françaises de l’Université Al Aqsa de Gaza. Il est engagé dans des actions de solidarité citoyenne et de résistance non-violente. C’est bien l’action non-violente qui est au centre de son nouveau livre : en attestent une préface du président de Gandhi International et une postface de Jean-Marie Muller, philosophe de la non-violence et fondateur du Mouvement pour une Alternative non violente (MAN).

Dans un entretien introductif, Ziad Medoukh situe le cadre dans lequel s’exerce aujourd’hui une résistance non-violente à Gaza, exceptionnelle en ce qu’elle se déroule dans un environnement de guerre. Elle se comprend sur le fond d’une absence de perspectives d’avenir pour le peuple palestinien dans son ensemble et pour Gaza en particulier.

La résistance armée a montré sa faillite, y compris à travers les moyens dérisoires des deux Intifadas ; la résistance politique structurée autour des accords d’Oslo (1993) est devenue vaine à mesure que ces accords se vidaient de leur contenu ; reste la volonté de résister et de continuer à être vivant dans un système qui pousse à l’exil ou à la soumission servile. La désillusion de la population est décrite avec force, dans une critique rigoureuse des mouvements politiques de la Palestine actuelle, l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, le Hamas et les groupes armés qui se manifestent toujours sporadiquement à Gaza. La résistance non-violente fait face d’abord aux dirigeants palestiniens, qui ne l’ont jamais soutenue, pris qu’ils sont dans leurs rivalités de pouvoir.

L’ouvrage est structuré en trois chapitres.

Alors que l’action pour la paix devient moins active en Cisjordanie et en Israël, à mesure que l’opinion israélienne se radicalise et que la répression se fait plus forte, l’action non-violente trouve, à Gaza, sa raison d’être. Elle passe aujourd’hui par la « Grande Marche du Retour », initiative populaire qui s’enracine dans le désespoir quotidien vécu à Gaza et dans le refus d’y céder4. Paradoxalement, c’est à Gaza seulement qu’elle est possible, car c’est le seul territoire palestinien d’où les forces armées israéliennes sont absentes. (ch. 1)

Tous les actes d’une vie ordinaire deviennent ainsi l’expression d’une résistance non-violente, parce que l’occupation et la violence visent à les rendre impossibles. Comment « Innover et s’adapter » pour s’affirmer vivant lorsque les contraintes extérieures sont d’une telle violence ? C’est ce qu’expose le chapitre 2. Ainsi, continuer à produire est un acte de résistance, alors que les agriculteurs voient leurs terres labourées… par les bombes et les obus, leurs arbres arrachés, leurs champs coupés par les barbelés. De même reconstruire les habitats détruits, quand l’importation des matériaux nécessaires est le plus souvent interdite. Et faire fonctionner des commerces et des entreprises est un défi, alors que le taux de chômage dépasse 50% et que les fonctionnaires sont à peine payés.

Continuer à enseigner et à étudier relève de la même logique. Il s’agit là d’un considérable investissement personnel, face au manque de moyens, de livres, de revues, de rencontres entre lieux de recherche. Internet est une ressource importante mais, note l’auteur, il ne remplace pas les échanges vivants et enferme chaque enseignant-chercheur face à son écran. Les étudiants, eux, sont incités à s’impliquer dans l’éducation des plus jeunes et le soutien, y compris psychologique, aux enfants touchés par la guerre. Le haut niveau d’éducation est reconnu comme une des chances les plus sûres du mouvement palestinien. Et y contribuent les manifestations culturelles et sportives qui se poursuivent malgré l’enfermement.

Dans tous ces engagements, le rôle des femmes est déterminant (ch. 3). Traditionnellement centrées sur un rôle de maintien du foyer et de la famille, elles y restent attachées, la solidité de la famille étant par elle-même un des éléments majeurs de la résistance non-violente. Elles prennent cependant une place de plus en plus importante dans la militance civique comme dans la réponse aux exigences de survie, l’alimentation, le commerce, l’artisanat. Elles n’hésitent pas à s’exposer aux dangers des marches du retour alors même que leurs fils et leurs maris y meurent ou en reviennent mutilés à vie.

La déclaration universelle des Droits de l’homme n’exclut pas la possibilité de la révolte violente de la part d’un peuple soumis et opprimé (p.18). La conclusion rappelle alors que le choix de la résistance non-violente ne doit pas être vu comme la condamnation d’autres manières de lutter. Elle s’impose pour donner à un peuple sa cohésion et son goût de vivre jusque dans des conditions extrêmes. « Gaza, la vie », c’est le titre d’un journal vidéo sur Internet qui exprime les aspirations de Gaza à la vie. Ziad Medoukh en est l’un des parrains5. Il est aussi le promoteur d’échanges téléphoniques par Skype entre ses étudiants de français et une équipe du centre Saint-Merry à Paris, dont font partie les co-auteurs du livre6. Les habitants de Gaza ont besoin qu’on les reconnaisse, qu’on les comprenne et qu’on sorte de l’indifférence dont témoigne à leur égard ce que l’on appelle la « communauté internationale ».

Il s’agit d’un livre engagé, qui entend concourir au type même d’action non-violente qu’il décrit, sans lien au départ avec le modèle gandhien, mais dans une situation que l’auteur qualifie de « sociocide », selon les termes d’une militante pacifiste israélienne (p.123). A Gaza, il y a, en effet, la volonté, de la part d’Israël, de briser une société dans ses ressorts fondamentaux sans passer par la politique de conquête territoriale et de colonisation qui prévaut en Cisjordanie.

Ce livre vise à changer l’image violente qu’aiment à donner de Gaza des médias dépendants d’Israël et des Etats-Unis. Malgré sa détresse, Gaza par sa solidarité échappe aux conséquences de la grande pauvreté qui ravage les villes les plus opulentes : là, personne n’est sans abri, personne ne meurt de faim, et la délinquance est à un niveau exceptionnellement bas. Ziad Medoukh entend servir ainsi le peuple de Gaza7 en informant autrement l’opinion francophone. Son livre est un moyen pour y parvenir, et le journal La Croix y a fait écho dans un article du 7 janvier 2020 intitulé « Un géant de la non-violence », écrit par Anne-Bénédicte Hoffner8.

Jean-Bernard Jolly"

🙏 "Être non-violent à Gaza" (Pour plus d’information, en particulier sur la disponibilité de l’ouvrage, s’adresser à Laurent Baudoin, [email protected])

📖"Professeur de français, chercheur reconnu, poète et écrivain, Ziad Medoukh dirige le département des études françaises de l’Université Al Aqsa de Gaza. Il est engagé dans des actions de solidarité citoyenne et de résistance non-violente. C’est bien l’action non-violente qui est au centre de son nouveau livre : en attestent une préface du président de Gandhi International et une postface de Jean-Marie Muller, philosophe de la non-violence et fondateur du Mouvement pour une Alternative non violente (MAN).

Dans un entretien introductif, Ziad Medoukh situe le cadre dans lequel s’exerce aujourd’hui une résistance non-violente à Gaza, exceptionnelle en ce qu’elle se déroule dans un environnement de guerre. Elle se comprend sur le fond d’une absence de perspectives d’avenir pour le peuple palestinien dans son ensemble et pour Gaza en particulier.

La résistance armée a montré sa faillite, y compris à travers les moyens dérisoires des deux Intifadas ; la résistance politique structurée autour des accords d’Oslo (1993) est devenue vaine à mesure que ces accords se vidaient de leur contenu ; reste la volonté de résister et de continuer à être vivant dans un système qui pousse à l’exil ou à la soumission servile. La désillusion de la population est décrite avec force, dans une critique rigoureuse des mouvements politiques de la Palestine actuelle, l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, le Hamas et les groupes armés qui se manifestent toujours sporadiquement à Gaza. La résistance non-violente fait face d’abord aux dirigeants palestiniens, qui ne l’ont jamais soutenue, pris qu’ils sont dans leurs rivalités de pouvoir.

L’ouvrage est structuré en trois chapitres.

Alors que l’action pour la paix devient moins active en Cisjordanie et en Israël, à mesure que l’opinion israélienne se radicalise et que la répression se fait plus forte, l’action non-violente trouve, à Gaza, sa raison d’être. Elle passe aujourd’hui par la « Grande Marche du Retour », initiative populaire qui s’enracine dans le désespoir quotidien vécu à Gaza et dans le refus d’y céder4. Paradoxalement, c’est à Gaza seulement qu’elle est possible, car c’est le seul territoire palestinien d’où les forces armées israéliennes sont absentes. (ch. 1)

Tous les actes d’une vie ordinaire deviennent ainsi l’expression d’une résistance non-violente, parce que l’occupation et la violence visent à les rendre impossibles. Comment « Innover et s’adapter » pour s’affirmer vivant lorsque les contraintes extérieures sont d’une telle violence ? C’est ce qu’expose le chapitre 2. Ainsi, continuer à produire est un acte de résistance, alors que les agriculteurs voient leurs terres labourées… par les bombes et les obus, leurs arbres arrachés, leurs champs coupés par les barbelés. De même reconstruire les habitats détruits, quand l’importation des matériaux nécessaires est le plus souvent interdite. Et faire fonctionner des commerces et des entreprises est un défi, alors que le taux de chômage dépasse 50% et que les fonctionnaires sont à peine payés.

Continuer à enseigner et à étudier relève de la même logique. Il s’agit là d’un considérable investissement personnel, face au manque de moyens, de livres, de revues, de rencontres entre lieux de recherche. Internet est une ressource importante mais, note l’auteur, il ne remplace pas les échanges vivants et enferme chaque enseignant-chercheur face à son écran. Les étudiants, eux, sont incités à s’impliquer dans l’éducation des plus jeunes et le soutien, y compris psychologique, aux enfants touchés par la guerre. Le haut niveau d’éducation est reconnu comme une des chances les plus sûres du mouvement palestinien. Et y contribuent les manifestations culturelles et sportives qui se poursuivent malgré l’enfermement.

Dans tous ces engagements, le rôle des femmes est déterminant (ch. 3). Traditionnellement centrées sur un rôle de maintien du foyer et de la famille, elles y restent attachées, la solidité de la famille étant par elle-même un des éléments majeurs de la résistance non-violente. Elles prennent cependant une place de plus en plus importante dans la militance civique comme dans la réponse aux exigences de survie, l’alimentation, le commerce, l’artisanat. Elles n’hésitent pas à s’exposer aux dangers des marches du retour alors même que leurs fils et leurs maris y meurent ou en reviennent mutilés à vie.

La déclaration universelle des Droits de l’homme n’exclut pas la possibilité de la révolte violente de la part d’un peuple soumis et opprimé (p.18). La conclusion rappelle alors que le choix de la résistance non-violente ne doit pas être vu comme la condamnation d’autres manières de lutter. Elle s’impose pour donner à un peuple sa cohésion et son goût de vivre jusque dans des conditions extrêmes. « Gaza, la vie », c’est le titre d’un journal vidéo sur Internet qui exprime les aspirations de Gaza à la vie. Ziad Medoukh en est l’un des parrains5. Il est aussi le promoteur d’échanges téléphoniques par Skype entre ses étudiants de français et une équipe du centre Saint-Merry à Paris, dont font partie les co-auteurs du livre6. Les habitants de Gaza ont besoin qu’on les reconnaisse, qu’on les comprenne et qu’on sorte de l’indifférence dont témoigne à leur égard ce que l’on appelle la « communauté internationale ».

Il s’agit d’un livre engagé, qui entend concourir au type même d’action non-violente qu’il décrit, sans lien au départ avec le modèle gandhien, mais dans une situation que l’auteur qualifie de « sociocide », selon les termes d’une militante pacifiste israélienne (p.123). A Gaza, il y a, en effet, la volonté, de la part d’Israël, de briser une société dans ses ressorts fondamentaux sans passer par la politique de conquête territoriale et de colonisation qui prévaut en Cisjordanie.

Ce livre vise à changer l’image violente qu’aiment à donner de Gaza des médias dépendants d’Israël et des Etats-Unis. Malgré sa détresse, Gaza par sa solidarité échappe aux conséquences de la grande pauvreté qui ravage les villes les plus opulentes : là, personne n’est sans abri, personne ne meurt de faim, et la délinquance est à un niveau exceptionnellement bas. Ziad Medoukh entend servir ainsi le peuple de Gaza7 en informant autrement l’opinion francophone. Son livre est un moyen pour y parvenir, et le journal La Croix y a fait écho dans un article du 7 janvier 2020 intitulé « Un géant de la non-violence », écrit par Anne-Bénédicte Hoffner8.

Jean-Bernard Jolly"

Ouverture, célébration vivante, co-responsabilité prêtre et laïcs

http://saintmerry.org/une-eglise-ouverte/

Le Centre Pastoral Saint-Merry

En mai 1975, le Cardinal François Marty, archevêque de Paris, confie à Xavier de Chalendar et un groupe de chrétiens une mission de présence d’Église dans un lieu en pleine mutation, le quartier Halles Beaubourg. Ainsi est né le Centre Pastoral Halles Beaubourg (CPHB), dénommé Centre Pastoral Saint-Merry (sans acronyme) depuis son assemblée générale du 8 novembre 2015.
Cette Mission a été renouvelée par le Cardinal André Vingt-Trois lors de sa visite à Saint-Merry, le 17 avril 2016.

Une Église ouverte

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NUIT SACREE J-1 : QUE VOTRE VOLONTE SOIT FÊTE
Bande-annonce Nuit  sacrée 2018

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