Aumonerie Catholique BSPP

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« Je ne commande à personne de venir mais j’attends les hommes sans peur ! » (Bonaparte, Toulon)

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03/10/2021

L'homélie de ce XXVIIème dimanche du temps ordinaire :
"Le mariage, la famille, les enfants...
des sujets has been pour notre société
mais qui sont chemin de sainteté !"

***

Frères et sœurs bien aimés, après l’Evangile quelque peu "coup de poing" de la semaine dernière (vous vous souvenez : « si ta main t’entraîne au péché, coupe-la et jette-la loin de toi »), nous voici ce matin dans des textes plus "reposants", plus tranquilles, moins "rentre-dedans". Toutefois, merci de ne pas vous mettre en mode pause sous prétexte que le mariage, la famille, ce sont des sujets que vous connaissez par cœur et que ce n’est pas un Padre célibataire qui va vous apprendre quoi que ce soit de nouveau en ce domaine.

Que nous enseignent –ou plutôt que nous rappellent– les textes que l’Eglise nous donne d’entendre ce dimanche. D’abord que l’union de l’homme et de la femme vient de Dieu en direct : c’est Dieu qui est à l’origine de cette attirance réciproque. J’aime à dire dans les homélies de mariages que j’ai la joie de célébrer que cet amour qui existe entre les futurs mariés provient de cet Amour débordant qui unit les trois personnes de la Sainte Trinité. Nous aimons et nous sommes faits pour aimer car Dieu aime, car « Dieu est amour. » Cet amour qui unit l’homme et la femme, qui les attire l’un vers l’autre a Dieu pour origine. C’est magnifique pour vous qui êtes mariés de vous dire que c’est Dieu qui a voulu votre amour, votre union et qui a béni votre oui. Et que vos enfants, sur lesquels je reviendrai dans un instant, sont le fruit de votre amour. Je suis là parce que mes parents se sont aimés ! Magnifique !

Et vous, mes Sœurs, qui nous accueillez en votre chapelle, ne vous sentez nullement exclues ! Vous comme religieuses, et moi comme prêtre, par des chemins différents, pour une vocation autre, nous avons été appelés par cet Amour à nous donner tout entier. Nous avons renoncé, par choix –et je rappelle que c’est une décision personnelle, libre, que nous avons donnée de notre plein gré– à l’amour d’un homme ou d’une femme, au fait de fonder une famille, de tenir des petits enfants, qui seraient les nôtres, dans nos bras.

Mais je reviens sur la famille, sur le mariage, sur le don de la vie puisque c’est le thème de ce dimanche. La volonté de Dieu, c’est qu’un homme et une femme décident de s’aimer pour toute leur vie, au point de quitter ceux qu’ils ont de plus chers, leurs racines même nous enseigne le Livre de la Genèse : « l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. » Une séparation pour une union qui s’ouvre à la vie ! C’est cela le projet de Dieu pour les hommes qu’Il a créés par amour et pour l’amour. Et de cet amour naissent des enfants, ces petits enfants que le Seigneur Jésus nous donne en exemple : « Le Royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Est-ce à dire que nous devons retourner en arrière, régresser, réenfiler bermudas ou petites robes, reprendre nos Lego ou nos Barbie (vous me pardonnerez mon côté genré : le Bon Dieu a fait l’homme et la femme différents et complémentaires et je n’aurai pas l’outrecuidance d’aller contre l’ordre naturel des choses : aux petits garçons des vêtement de garçons, des jeux de garçons et aux petites filles des vêtements et des jeux féminins) pour correspondre davantage à ce que demande le Seigneur de ressembler aux petits enfants ? Evidemment, non : ce que nous demande le Christ, c’est d’avoir la simplicité des enfants, la même confiance que les enfants ont envers leurs parents : un père ne peut donner quelque chose de mauvais à son enfant. Et l’enfant le sait. Nous adultes, avons perdu cette candeur, cette fraîcheur, cette simplicité. Souvent, nous croyons mieux savoir que notre Père du Ciel et parfois nous voudrions bien Lui donner des ordres –allez disons des conseils… Et si nous redevenions des petits enfants en ce domaine : une confiance absolue en Dieu qui ne peut ni Se tromper, ni nous tromper, ce Dieu qui veut notre bien, notre félicité.

Pour ce faire, je vous propose de regarder comment font les enfants, puisque Jésus nous demandent de leur ressembler : le matin au réveil, et le soir avant de se coucher, c’est –j’espère !– « Bonjour Maman » ou « Bonsoir Papa, bonne nuit ! » Très bien mais est-ce que nous faisons la même chose avec le Seigneur ? « Bonjour Jésus : merci de cette nouvelle journée que Vous m’offrez ! » ; et le soir « Bonsoir Seigneur. Merci de ce Vous m’avez offert aujourd’hui ; pardon pour mes manquements. J’essaierai de faire mieux demain. » Tout simplement, un petit temps de prières au réveil pour commencer la journée sur le bon pied et un examen de conscience le soir pour faire le point. Comme quand la maman fait un petit bilan avec son enfant pour lui montrer ce qu’il a fait de bien pendant la journée et les axes d’amélioration.

Je résume. Merci, Seigneur, pour cet Amour –pour Votre Amour– qui Se déploie dans nos vies et, plus encore, dans les couples qui se sont unis, qui se sont dit oui devant Vous. Accordez à chacun les grâces dont il a besoin. Merci pour ces enfants qui nous rappellent que, nous aussi, adultes, nous devons agir comme Vos enfants, dans une grande confiance, avec un abandon à Votre sainte volonté. Venez nous bénir, Seigneur, et bénir nos familles.

L'homélie de ce XXVIIème dimanche du temps ordinaire :
"Le mariage, la famille, les enfants...
des sujets has been pour notre société
mais qui sont chemin de sainteté !"

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Frères et sœurs bien aimés, après l’Evangile quelque peu "coup de poing" de la semaine dernière (vous vous souvenez : « si ta main t’entraîne au péché, coupe-la et jette-la loin de toi »), nous voici ce matin dans des textes plus "reposants", plus tranquilles, moins "rentre-dedans". Toutefois, merci de ne pas vous mettre en mode pause sous prétexte que le mariage, la famille, ce sont des sujets que vous connaissez par cœur et que ce n’est pas un Padre célibataire qui va vous apprendre quoi que ce soit de nouveau en ce domaine.

Que nous enseignent –ou plutôt que nous rappellent– les textes que l’Eglise nous donne d’entendre ce dimanche. D’abord que l’union de l’homme et de la femme vient de Dieu en direct : c’est Dieu qui est à l’origine de cette attirance réciproque. J’aime à dire dans les homélies de mariages que j’ai la joie de célébrer que cet amour qui existe entre les futurs mariés provient de cet Amour débordant qui unit les trois personnes de la Sainte Trinité. Nous aimons et nous sommes faits pour aimer car Dieu aime, car « Dieu est amour. » Cet amour qui unit l’homme et la femme, qui les attire l’un vers l’autre a Dieu pour origine. C’est magnifique pour vous qui êtes mariés de vous dire que c’est Dieu qui a voulu votre amour, votre union et qui a béni votre oui. Et que vos enfants, sur lesquels je reviendrai dans un instant, sont le fruit de votre amour. Je suis là parce que mes parents se sont aimés ! Magnifique !

Et vous, mes Sœurs, qui nous accueillez en votre chapelle, ne vous sentez nullement exclues ! Vous comme religieuses, et moi comme prêtre, par des chemins différents, pour une vocation autre, nous avons été appelés par cet Amour à nous donner tout entier. Nous avons renoncé, par choix –et je rappelle que c’est une décision personnelle, libre, que nous avons donnée de notre plein gré– à l’amour d’un homme ou d’une femme, au fait de fonder une famille, de tenir des petits enfants, qui seraient les nôtres, dans nos bras.

Mais je reviens sur la famille, sur le mariage, sur le don de la vie puisque c’est le thème de ce dimanche. La volonté de Dieu, c’est qu’un homme et une femme décident de s’aimer pour toute leur vie, au point de quitter ceux qu’ils ont de plus chers, leurs racines même nous enseigne le Livre de la Genèse : « l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. » Une séparation pour une union qui s’ouvre à la vie ! C’est cela le projet de Dieu pour les hommes qu’Il a créés par amour et pour l’amour. Et de cet amour naissent des enfants, ces petits enfants que le Seigneur Jésus nous donne en exemple : « Le Royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Est-ce à dire que nous devons retourner en arrière, régresser, réenfiler bermudas ou petites robes, reprendre nos Lego ou nos Barbie (vous me pardonnerez mon côté genré : le Bon Dieu a fait l’homme et la femme différents et complémentaires et je n’aurai pas l’outrecuidance d’aller contre l’ordre naturel des choses : aux petits garçons des vêtement de garçons, des jeux de garçons et aux petites filles des vêtements et des jeux féminins) pour correspondre davantage à ce que demande le Seigneur de ressembler aux petits enfants ? Evidemment, non : ce que nous demande le Christ, c’est d’avoir la simplicité des enfants, la même confiance que les enfants ont envers leurs parents : un père ne peut donner quelque chose de mauvais à son enfant. Et l’enfant le sait. Nous adultes, avons perdu cette candeur, cette fraîcheur, cette simplicité. Souvent, nous croyons mieux savoir que notre Père du Ciel et parfois nous voudrions bien Lui donner des ordres –allez disons des conseils… Et si nous redevenions des petits enfants en ce domaine : une confiance absolue en Dieu qui ne peut ni Se tromper, ni nous tromper, ce Dieu qui veut notre bien, notre félicité.

Pour ce faire, je vous propose de regarder comment font les enfants, puisque Jésus nous demandent de leur ressembler : le matin au réveil, et le soir avant de se coucher, c’est –j’espère !– « Bonjour Maman » ou « Bonsoir Papa, bonne nuit ! » Très bien mais est-ce que nous faisons la même chose avec le Seigneur ? « Bonjour Jésus : merci de cette nouvelle journée que Vous m’offrez ! » ; et le soir « Bonsoir Seigneur. Merci de ce Vous m’avez offert aujourd’hui ; pardon pour mes manquements. J’essaierai de faire mieux demain. » Tout simplement, un petit temps de prières au réveil pour commencer la journée sur le bon pied et un examen de conscience le soir pour faire le point. Comme quand la maman fait un petit bilan avec son enfant pour lui montrer ce qu’il a fait de bien pendant la journée et les axes d’amélioration.

Je résume. Merci, Seigneur, pour cet Amour –pour Votre Amour– qui Se déploie dans nos vies et, plus encore, dans les couples qui se sont unis, qui se sont dit oui devant Vous. Accordez à chacun les grâces dont il a besoin. Merci pour ces enfants qui nous rappellent que, nous aussi, adultes, nous devons agir comme Vos enfants, dans une grande confiance, avec un abandon à Votre sainte volonté. Venez nous bénir, Seigneur, et bénir nos familles.

02/10/2021

Bonne fête des saints anges gardiens à tous !
Ils nous aident à adorer Dieu et à Le servir comme Il le mérite.
N'oublions pas de remercier le Bon Dieu de nous avoir offerts de tels compagnons qui nous guident vers le Ciel !

Bonne fête des saints anges gardiens à tous !
Ils nous aident à adorer Dieu et à Le servir comme Il le mérite.
N'oublions pas de remercier le Bon Dieu de nous avoir offerts de tels compagnons qui nous guident vers le Ciel !

Photos from Aumonerie Catholique BSPP's post 29/09/2021

En cette fête des saints archanges,
nous prions pour tous les militaires
qui sont sous la protection
de saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël :
les parachutistes, les transmetteurs,
les pharmaciens et les hommes du renseignement.

Haut les coeurs !

26/09/2021

L'homélie de ce XXVIème dimanche du temps ordinaire :
"Un enseignement de Seigneur qui pique un peu... beaucoup !"

Mhhh, ça pique un peu ce matin, non !? Ça démange un peu aux entournures et je pense que certains parmi vous se demandent s’ils ont bien fait de venir à la Messe ce dimanche.

Alors, c’est vrai, au tout premier abord, nous aurions envie de dire que c’est un peu fort de café ! Nous, nous faisons l’effort de nous lever au lieu de paresser au lit ; ce matin, nous avons un peu speedé pour être à l’heure à la Messe, alors que le dimanche est le seul jour de la semaine où nous pouvons souffler un peu et voilà que, successivement, nous entendons que le Seigneur accorde Sa grâce et Ses dons à qui Il veut et pas seulement aux volontaires. À se demander si, finalement, il n’aurait pas mieux valu rester sous la couette ou profiter plus longtemps du petit-déjeuner en famille puisque, dans l’absolu, nous aurions pu quand même bénéficier des grâces du Seigneur. Ensuite –et ça c’est quand même la grande baffe de dimanche, à faire passer les claques d’Obélix pour une douce caresse !– nous avons pris en pleine figure cette exigence absolue du Seigneur. Je cite en vrac : « Si tu scandalises ton prochain, tu mérites de mourir noyé. Si tu ne veux pas brûler en enfer, coupe en toi ce qui te porte au péché : ta main, ton, pied, ton œil ! » Et, Dieu merci –si j’ose dire…– Jésus n’a pas parlé des péchés de bouche (exagérations, mensonges, médisances, calomnies, vulgarité, gros mots, insultes, jurons) qui nous auraient obligé à nous trancher aussi la langue…

Bon, je profite que vous soyez un peu groggy, assis sur votre banc, sous le choc, pour dégonfler la baudruche et vous redonner un peu d’air… et de cœur au ventre. Vous avez fait le choix du Christ ! Vous avez décidé d’être de Ses disciples, de vivre de Sa loi, de vous charger de Son joug. Que vous dire sinon "merci" ? Merci pour votre courage, pour votre engagement, pour votre ténacité ! C'est vrai, ce n’est pas facile d’être catholiques aujourd’hui, de se présenter comme catholiques, de vivre en catholiques, plus encore dans notre société qui ne reconnaît plus le Christ, pour qui Son message de paix et d’amour est absolument inaudible… et je ne parle pas de l’image de l’Eglise véhiculée par les media. Non, clairement, aujourd’hui, pour être disciples du Seigneur Jésus, il faut en vouloir et il faut être accroché. Alors, à nouveau merci et bravo !

Cela étant dit, le Seigneur, dans Ses paroles, dans Son enseignement, Se montre particulièrement exigeant. Il ne fait ni dans le racolage, ni dans la démagogie. Ce matin, à travers les paroles de la liturgie, Il nous regarde dans les yeux, avec bienveillance et fermeté tout en même temps, et Il nous dit : « Tu veux Me suivre, Tu veux être des Miens. Bienvenue : mets-toi à Ma suite. Je puis te promettre que si tu es fidèle, tu ne le regretteras pas. En revanche, Je te préviens tout de suite que Je vais te demander le meilleur de toi-même. Je te demande de choisir le Bien –définitivement !– et de renoncer au Mal. Sous toutes ces formes : le Mal évident, le Mal flagrant, mais aussi celui qui se camoufle, le Mal insidieux, dissimulé, sournois. Je te demande d’être ambassadeur du Bien, par ton sens du service, ton amour du prochain que tu feras passer avant toi. Tu seras un instrument entre Mes mains : tu seras à la fois Mon serviteur, Mon intendant, Mon ambassadeur. En fait, pour résumer, Je demande la première place dans ta vie. Je veux transparaître à travers tes gestes, tes paroles, ton attitude, ton agir. Rien de moins… Certains jours, ce sera dur. Certains jours, tu voudras tout balancer, tout laisser tomber. Ces jours-là, il te faudra t’appuyer sur Ma grâce, sur Ma force à Moi et non la tienne, sur Ma toute-puissance, sur Mon pardon que Je t’accorderai lorsque tu tomberas et voudras te relever. Je suis ta force. La charte est simple : Je t’invite à être saint comme Moi-Même Je suis saint ! Voilà le deal que Je te propose. »

Frères et sœurs bien-aimés, je crois que c’est ainsi qu’il faut entendre, qu’il faut recevoir les paroles de Jésus à Ses disciples… dont nous voulons faire partie. Alors, oui, c’est du lourd ! Plus encore pour nous qui avons du mal à nous engager vraiment, nous, la génération du papillonnage et du zapping. Le Seigneur accorde Sa grâce à qui Il veut –aux soixante-dix réunis par Moïse mais aussi à Eldad et Medad qui étaient restés dans le camp. En revanche, je suis bien certain, intimement persuadé –et c’est pour cela que je Lui ai donné ma vie, ma jeunesse, mon célibat, les projets de carrière militaire que j’avais au fond du cœur quand Il est venu frapper à la porte de celui-ci– oui, je suis sûr qu’Il accorde très largement Ses grâces à ceux qui, résolument, décident de Le suivre. Ne soyez pas estomaqués par Son exigence, par le niveau si élevé qu’Il demande. Les grâces sont à la hauteur de la demande et, pour reprendre les paroles de Jésus Lui-Même : « c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement. » Je vous laisse sur ces paroles d’encouragement. Alors haut les cœurs et n’oubliez pas de jeter régulièrement un petit coup d’œil vers le Ciel pour y puiser les forces nécessaires !

L'homélie de ce XXVIème dimanche du temps ordinaire :
"Un enseignement de Seigneur qui pique un peu... beaucoup !"

Mhhh, ça pique un peu ce matin, non !? Ça démange un peu aux entournures et je pense que certains parmi vous se demandent s’ils ont bien fait de venir à la Messe ce dimanche.

Alors, c’est vrai, au tout premier abord, nous aurions envie de dire que c’est un peu fort de café ! Nous, nous faisons l’effort de nous lever au lieu de paresser au lit ; ce matin, nous avons un peu speedé pour être à l’heure à la Messe, alors que le dimanche est le seul jour de la semaine où nous pouvons souffler un peu et voilà que, successivement, nous entendons que le Seigneur accorde Sa grâce et Ses dons à qui Il veut et pas seulement aux volontaires. À se demander si, finalement, il n’aurait pas mieux valu rester sous la couette ou profiter plus longtemps du petit-déjeuner en famille puisque, dans l’absolu, nous aurions pu quand même bénéficier des grâces du Seigneur. Ensuite –et ça c’est quand même la grande baffe de dimanche, à faire passer les claques d’Obélix pour une douce caresse !– nous avons pris en pleine figure cette exigence absolue du Seigneur. Je cite en vrac : « Si tu scandalises ton prochain, tu mérites de mourir noyé. Si tu ne veux pas brûler en enfer, coupe en toi ce qui te porte au péché : ta main, ton, pied, ton œil ! » Et, Dieu merci –si j’ose dire…– Jésus n’a pas parlé des péchés de bouche (exagérations, mensonges, médisances, calomnies, vulgarité, gros mots, insultes, jurons) qui nous auraient obligé à nous trancher aussi la langue…

Bon, je profite que vous soyez un peu groggy, assis sur votre banc, sous le choc, pour dégonfler la baudruche et vous redonner un peu d’air… et de cœur au ventre. Vous avez fait le choix du Christ ! Vous avez décidé d’être de Ses disciples, de vivre de Sa loi, de vous charger de Son joug. Que vous dire sinon "merci" ? Merci pour votre courage, pour votre engagement, pour votre ténacité ! C'est vrai, ce n’est pas facile d’être catholiques aujourd’hui, de se présenter comme catholiques, de vivre en catholiques, plus encore dans notre société qui ne reconnaît plus le Christ, pour qui Son message de paix et d’amour est absolument inaudible… et je ne parle pas de l’image de l’Eglise véhiculée par les media. Non, clairement, aujourd’hui, pour être disciples du Seigneur Jésus, il faut en vouloir et il faut être accroché. Alors, à nouveau merci et bravo !

Cela étant dit, le Seigneur, dans Ses paroles, dans Son enseignement, Se montre particulièrement exigeant. Il ne fait ni dans le racolage, ni dans la démagogie. Ce matin, à travers les paroles de la liturgie, Il nous regarde dans les yeux, avec bienveillance et fermeté tout en même temps, et Il nous dit : « Tu veux Me suivre, Tu veux être des Miens. Bienvenue : mets-toi à Ma suite. Je puis te promettre que si tu es fidèle, tu ne le regretteras pas. En revanche, Je te préviens tout de suite que Je vais te demander le meilleur de toi-même. Je te demande de choisir le Bien –définitivement !– et de renoncer au Mal. Sous toutes ces formes : le Mal évident, le Mal flagrant, mais aussi celui qui se camoufle, le Mal insidieux, dissimulé, sournois. Je te demande d’être ambassadeur du Bien, par ton sens du service, ton amour du prochain que tu feras passer avant toi. Tu seras un instrument entre Mes mains : tu seras à la fois Mon serviteur, Mon intendant, Mon ambassadeur. En fait, pour résumer, Je demande la première place dans ta vie. Je veux transparaître à travers tes gestes, tes paroles, ton attitude, ton agir. Rien de moins… Certains jours, ce sera dur. Certains jours, tu voudras tout balancer, tout laisser tomber. Ces jours-là, il te faudra t’appuyer sur Ma grâce, sur Ma force à Moi et non la tienne, sur Ma toute-puissance, sur Mon pardon que Je t’accorderai lorsque tu tomberas et voudras te relever. Je suis ta force. La charte est simple : Je t’invite à être saint comme Moi-Même Je suis saint ! Voilà le deal que Je te propose. »

Frères et sœurs bien-aimés, je crois que c’est ainsi qu’il faut entendre, qu’il faut recevoir les paroles de Jésus à Ses disciples… dont nous voulons faire partie. Alors, oui, c’est du lourd ! Plus encore pour nous qui avons du mal à nous engager vraiment, nous, la génération du papillonnage et du zapping. Le Seigneur accorde Sa grâce à qui Il veut –aux soixante-dix réunis par Moïse mais aussi à Eldad et Medad qui étaient restés dans le camp. En revanche, je suis bien certain, intimement persuadé –et c’est pour cela que je Lui ai donné ma vie, ma jeunesse, mon célibat, les projets de carrière militaire que j’avais au fond du cœur quand Il est venu frapper à la porte de celui-ci– oui, je suis sûr qu’Il accorde très largement Ses grâces à ceux qui, résolument, décident de Le suivre. Ne soyez pas estomaqués par Son exigence, par le niveau si élevé qu’Il demande. Les grâces sont à la hauteur de la demande et, pour reprendre les paroles de Jésus Lui-Même : « c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement. » Je vous laisse sur ces paroles d’encouragement. Alors haut les cœurs et n’oubliez pas de jeter régulièrement un petit coup d’œil vers le Ciel pour y puiser les forces nécessaires !

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