Notre-Dame du Travail

Page officielle de la Paroisse Notre-Dame-du-Travail (Paris 14e)

Messes
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[07/11/21]   Horaires d'été

Ouverture de l'église :
Du lundi au samedi : 10h00-19h45
Le dimanche : 10h00-18h00

Le secrétariat sera fermé du 10 juillet au 05 septembre.

Accueil par un prêtre :
Du lundi au vendredi : 17h30-18h30
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Grand-Messe du dimanche : 10h45

[07/11/21]   Homélie prononcée pour les obsèques du Père Didier Le Riche (animateur du foyer sacerdotal Guilleminot ces deux dernières années) célébrées le samedi 10 juillet à 10h à St Jean Baptiste de la Salle

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C’est magnifique les obsèques d’un prêtre. C’est redoutable les obsèques d’un prêtre.



) l’accomplissement du mystère d’une élection

C’est magnifique les obsèques d’un prêtre : c’est l’accomplissement d’une élection. Comme le disait le prophète Jérémie dans la première lecture « avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ». C’est le mystère d’un appel gratuit de la part du Seigneur que Didier a reconnu tout jeune adolescent. L’appel à une intimité particulière avec le Seigneur dans la vie consacrée et le sacerdoce. Par l’engagement de sa vie, Didier nous a donné de voir que Dieu appelle encore aujourd’hui au cœur de nos histoires, qu’il est à l’œuvre aujourd’hui dans nos vies.



) où la Parole de Dieu est mise dans nos bouches et l’on en voit les fruits ; on l’a vu dans la vie de Didier

C’est magnifique les obsèques d’un prêtre. C’est l’accomplissement d’une vie de prédication dévolue à désigner le Christ comme saint Pierre qui, nous l’avons entendu dans l’évangile, reconnaît Jésus comme le Messie de Dieu et qui entraîne les autres apôtres dans son acte de foi.

« Voici, je mets dans ta bouche mes paroles » disait le Seigneur à Jérémie. Nous avons peut-être expérimenté quelque chose de semblable avec Didier, que ce soit au travers de ses prédications où jamais il ne recourait à un papier, au travers d’un de ses enseignements où il savait capter l’attention des fidèles. C’est peut-être à l’occasion d’un baptême, de la préparation d’un mariage, d’une première communion, d’un conseil ou d’une confession.



En ce jour, ce n’est plus par une parole que Didier désigne le Christ, mais par tout son être qui va à sa rencontre.



) l’espérance d’entrer dans la joie du Maître

C’est magnifique les obsèques d’un prêtre car on se dit qu’il va enfin voir face à face celui qu’il a servi et aimé sa vie durant. Son espérance vivifie la nôtre et l’on veut entendre pour lui la parole du Seigneur : « Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître ».

La peine qui étreint nos cœurs en ce jours (qu’elle soit manifeste par les larmes sur nos joues ou plus intérieure par le serrement de notre cœur), est le signe de la réalité des fruits d’amour qui furent produits par lui dans nos vies. Cette peine, peut-être plus profonde que nous ne l’aurions imaginé, est le signe que nous avons goûté avec Didier à quelque chose de la vie éternelle, de la communion d’amour à laquelle Dieu nous invite.



) C’est redoutable les obsèques d’un prêtre

Mais Didier ne nous a pas proposé pour ses obsèques le seul passage de la confession de Pierre, il l’a étendu – comme aimait le faire le Cardinal Lustiger pour les ordinations – jusqu’à la semonce de Jésus « passe derrière moi Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celle des hommes ».



C’est redoutable les obsèques d’un prêtre. Didier le savait bien.

Le Christ dit dans l’évangile : 48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. [Mais] 47 " le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.

À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. (Lc. 12:47-48)

Comme prêtre, nous recevons beaucoup : beaucoup de secours de Dieu, beaucoup de la prière des paroissiens, de leur confiance. Nous aurons à répondre de beaucoup.





Plus encore : on attend du prêtre qu’il soit saint si bien que ses écarts peuvent être des occasions de chute pour les fidèles (litt. des scandales). Pour certains, c’est une addiction, c’est un train de vie inadéquat, c’est un geste déplacé. C’est parfois simplement un déni qui provoque le scandale à cause de l’écart entre la vocation sainte et la réalité de l’homme encore pécheur. Or le Seigneur a dit : 6 Si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être englouti en pleine mer. (Mt. 18:6-8)



Ce n’est pas parce que l’on est prêtre que l’on n’est plus soumis au combat spirituel. Ce n’est pas parce qu’on est prêtre qu’on n’aurait pas besoin d’être recadré. Le grand Simon-Pierre lui-même est appelé dans notre évangile « Satan » lorsqu’il se laisse aller à penser comme les hommes et non comme Dieu. L’Évangile ne nous masque pas la réalité de ces combats et nous entendons par ailleurs Jésus dire à l’encontre des pharisiens hypocrites 2 Rien, en effet, n'est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. (Lc. 12:1-2).

Et Didier a eu ses combats.



) devant le Seigneur

Souvenons-nous, cependant que la semonce de Jésus n’a pas pour finalité d’exclure mais de conduire à la conversion. Pierre appelé « Satan » est devenu saint Pierre. Non par ses seules forces, mais par la miséricorde de Dieu. « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu » disions-nous dans le psaume « renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit (…) rends-moi la joie d’être sauvé ».

Par le choix de ce psaume, Didier a voulu se présenter devant son Seigneur comme un pauvre, comme un pécheur, comme l’un de de ceux pour qui le Christ est venu lui qui disait :

13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " (Mt. 9:13)



Mais nous pressentons combien cette ouverture elle-même demande de foi, d’humilité et de grâce. Il faut recevoir une vraie grâce d’humilité et de confiance pour oser nous présenter tels que nous sommes, certains que le Christ ne détournera pas le regard, qu’il ne nous dira pas « si j’avais su cela, je n’aurais pas donné ma vie pour toi ». Lui, le Christ, savait ; c’est nous qui découvrons que nous avons besoin d’être plus sauvés que nous ne l’imaginions.



) assister Didier dans la rencontre avec le Christ

Or, aujourd’hui, en célébrant cette eucharistie, nous rendons présent le moment où Jésus livra plus particulièrement sa vie pour Didier. Et parce que la prière dépasse les frontières de l’espace et du temps, nous pouvons l’assister dans cette rencontre avec le Sauveur. Nous pouvons l’aider à s’ouvrir avec pleine confiance et humilité devant le Christ qui vient à lui.



Comment cela ? De deux manières.



) embraser le cœur en faisant mémoire

La première, c’est de faire mémoire de tous ces moments d’amitié, d’amour, de vie, vécus avec le Père Le Riche. Ils étaient les prémices de l’amour que Dieu veut nous partager dans son Royaume. Les faire monter vers Dieu ouvre le cœur, le rend tout brûlant, comme le cœur des disciples d’Emmaüs quand ils entendaient le Christ leur ouvrir les Écritures.



Pour les plus anciens, un souvenir de son enfance au 99 rue du Cherche-Midi (passer sur la rive droite était compliqué). Ou à l’école de Saint François Xavier et plus t**d à Stanislas. Un camp de vacances avec le Bon Conseil. Sa façon de ranger très méticuleusement son bureau (une habitude qu’il ne perdit jamais).



Des vacances dans les côtes d’Armor à Ploubaz l’Anec.



Un temps de son service militaire aux EOR, sur la base de Solène Zara en Corse et plus t**d comme officier de réserve de l’armée de l’air.



Un souvenir au séminaire d’Issy les Moulineaux.



Une partie de golf avec lui.



Un pèlerinage en terre sainte ou sur les pas de St Paul.



Sa collection de pipes.



Ses talents pour coordonner la logistique. Il aimait parler des défis qu’il fallut relever pour les JMJ de Paris et de celle de Czestochowa en particulier. Trouver une solution pour les cars de pèlerins tombés en panne. Trouver de l’essence pour ravitailler les cars occidentaux qui ne pouvaient pas fonctionner avec l’essence polonaise…



C’est un temps de ministère dans les différents lieux de mission qu’il reçut.

vicaire à Notre-Dame de Lorette (9e)

aumônier au Lycée Jules-Ferry (9e).

vicaire à Notre-Dame de l’Assomption de Passy (16e) et aumônier pour le Lycée Molière (16e).

curé de Saint-Pierre de Chaillot (16e),

vicaire à Notre-Dame des Champs (14e),

auditeur à l’Officialité, puis de 2008 à 2013, juge du Tribunal de première instance.

vicaire, mais cette fois à Saint-Jean-Baptiste de La Salle (15e) et d’aumônier diocésain, pour le Mouvement chrétien des retraités (MCR).

coordinateur du Foyer Sacerdotal rue Guilleminot (14e).



Une retraite aux Iles de Lérins ou des récollections avec la fraternité Charles de Foucauld



Des choses où il n’y a pas forcément beaucoup de mots. C’est un regard, sa façon de dire BREF ! son costume cravate avec sa croix en pin’s, un sourire…



Il est juste et bon de faire monter ces moments vers Dieu pour embraser le cœur de Didier qui rencontre le Christ.



) une ouverture à la réconciliation

La deuxième manière de l’aider, c’est de nous ouvrir, quand nécessaire, à une œuvre de paix : en sollicitant ou en accordant les pardons que nous n’avons pas eu le temps ou pris le temps d’échanger.

Un pardon, cependant, c’est une œuvre divine : c’est avec le Seigneur que nous le vivons. Si nous pouvions le faire tout seul, ce n’aurait pas été la peine qu’il mourût sur la croix. Il est le seul qui, du haut de la croix, est capable de dire « Père, pardonne-leur ». Oui, le pardon tient du miracle de la résurrection où les plaies qui faisaient mourir sont devenues des plaies glorieuses. Nous demandons au Seigneur que ce qui a été blessé ou ce que nous avons blessé ne soit plus une plaie mortelle, mais devienne une plaie glorieuse.



) faire fructifier

Enfin, nous avons une responsabilité. En effet, ce que nous avons appris de la vie, de l’amour, du Christ, auprès de Didier, nous a été donné à la manière d’une graine. La graine est appelée à germer, grandir et porter du fruit. De même, nous avons la responsabilité de faire fructifier ce que nous avons reçu, appris de Didier. C’est peut-être son sens de l’organisation. Son dévouement pour les frères prêtres malades ou hospitalisés. Un trait d’humour. Son courage dans la maladie où il a enchaîné opération sur opération, cancer sur cancer. C’est peut-être son sens de la ponctualité. Car ce sera une joie au jour béni de la résurrection où nous nous retrouverons avec un corps glorieux comme celui de Jésus de pouvoir lui dire : telle belle chose que j’ai accomplie dans ma vie, c’est à ton conseil, c’est à ton exemple que je le dois ».



) va vers ton Père des cieux

Cher Didier, va vers ton Père des Cieux qui t’aime et qui t’attend. Laisse-toi purifier par le Christ de tout péché, de toute peur, de tout orgueil, de tout ce qui t’empêche encore de recevoir la plénitude de l’amour du Père. Laisse-toi conduire par le Christ notre frère et notre grand-prêtre dans le Saint des Saints. Nous t’aimons et, avec la grâce de Dieu, nous t’aimerons toujours.



C’est redoutable les obsèques d’un prêtre. C’est magnifique les obsèques d’un prêtre.

[07/08/21]   Les obsèques du père Didier Le riche, prêtre au foyer sacerdotal et qui a célébré régulièrement depuis deux ans en semaine, seront célébrées samedi 10 juillet à 10h00, à St-Jean-Baptiste de la Salle dans le XVè.

[07/07/21]   Le père Didier Le riche, prêtre au foyer sacerdotal et qui a célébré régulièrement depuis deux ans en semaine, est décédé mardi. Ses obsèques seront prochainement communiquées.
Prions pour lui.

[06/25/21]   En colère contre Dieu ?
Quel a pu être le sentiment de Jaïre lorsqu’on lui annonça « Ta fille vient de mourir ; à quoi bon déranger encore le Maître ? » De la colère peut-être : « pourquoi donc Jésus a-t-il t**dé avec cette femme hémorroïsse ; il aurait pu arriver à temps… Ma fille, si jeune, aurait pu vivre encore ».
Cet épisode nous permet de nous poser une question : peut-on être en colère contre Dieu ? Assurément, il y a des gens qui sont en colère contre Dieu ; le fait existe. Mais peut-on avoir raison d’être en colère contre Dieu ?
Une approche strictement rationnelle semble nous forcer à dire non. Dieu est parfait, ses décisions sont parfaites. Il ne saurait commettre une injustice. Donc, il ne peut y avoir de colère légitime contre lui, la colère étant, à la base, la réaction de l’âme qui manifeste qu’elle n’est ni complice ni indifférente face à l’injustice.
Une approche subjective, cependant, ouvre une autre perspective. Un personnage comme Job est à la fois celui qui dit « Si nous ac-cueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur! » (Job 2,10) et celui qui déclare « En vérité, quand vous pensez triompher de moi et m’imputer mon opprobre, sachez que Dieu lui-même m’a fait du tort et enveloppé de son filet » (Job 19,5-6).
Au cœur du cri de Job, il y a demande : une demande de sens. Plus encore, d’un sens reçu dans une rencontre. « Si j’ai péché, que t’ai-je fait, à toi, l’observateur attentif de l’homme ? Pourquoi m’as-tu pris pour cible, pourquoi te suis-à charge ? » (Job 7,20). Celui qui présente sa colère devant le Seigneur manifeste qu’il espère encore en lui. Le cri est l’expression d’une déception provoquée par l’écart entre ce qu’il sait de Dieu (juste et bon) et ce qu’il éprouve dans son existence (solitude, échec, souffrance). Dieu ne reprocha pas à Job de l’avoir pris à partie.
La réanimation de la fille de Jaïre nous montre que le Seigneur veut parfois nous introduire plus profondément dans son mystère, jusqu’à la rencontre du Christ source de la vie véritable. Sommes-nous prêts, ayant présenté notre colère, à ne plus vivre que par lui, avec lui et en lui ?

Père Gabriel Würz, curé +

13e dimanche du temps ordinaire
année saint Marc (B)
27 juin 2021

[06/19/21]   Départ du Père Sébastien Sorgues à la rentrée prochaine
Le Père Sébastien Sorgues a soutenu brillamment son mémoire de fin d’études à l’Institut Catholique de Paris si bien que son temps parmi nous touche à sa fin. Il devient vicaire à la paroisse St Honoré d’Eylau (XVIe arr.) à compter du 1er septembre. Nous rendons grâce pour son ministère à ND du Travail et l’assurons de notre prière pour sa nouvelle mission. D’ici-là, il sera de permanence à la paroisse pendant tout le mois de juillet.

NB : vous pouvez lui laisser un mot ou participer à son cadeau de départ au secrétariat.

[06/19/21]   Ni couple ni enfant ? Une fécondité pourtant
Notre époque a vu le nombre de personnes n’ayant ni couple ni enfants prendre une importance significative. Au regard des deux voies traditionnelles de sainteté que sont le mariage et la vie con-sacrée, cela interroge parfois douloureusement : quelle fécondité espérer dans cette situation ?
Il est important de rappeler tout d’abord que notre vocation à la sainteté est portée par les sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) qui nous ouvrent à la grâce nécessaire. Non marié ou non consacré dans le célibat, un baptisé reçoit cependant le secours divin pour devenir saint. Il n’est pas un citoyen du Royaume de « deuxième classe ». Le Seigneur permettra que sa vie soit féconde.
En effet, on trouve en Isaïe (Is 56,3-5) cet oracle : « Que l'eunuque ne dise pas : " Voici, je suis un arbre sec. " 4 Car ainsi parle LE SEIGNEUR aux eunuques qui observent mes sabbats et choisissent de faire ce qui m'est agréable, fermement attachés à mon alliance : 5 Je leur donnerai dans ma maison et dans mes remparts un monument et un nom meilleurs que des fils et des filles; je leur donnerai un nom éternel qui jamais ne sera effacé ». Ainsi le lévirat (pratique où le frère d’un défunt donnait à la v***e une descendance qui porterait le nom du défunt cf. Dt 25,5-6) n’apparaît plus comme le seul moyen de perpétuer son nom dans le Peuple de Dieu. Dieu lui-même assure la postérité du nom.
D’autre part, le Seigneur Jésus l’enseigne « à la résurrection, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans le ciel » Mt 22, 30. Les réalités de l’union conjugale et de la génération d’enfants n’auront plus cours.
Toutefois, la fécondité céleste ne saurait être inférieure à la fécondité terrestre ni laisser dans le coeur un regret à son sujet. La fécondité céleste conférera une joie surabondante par rapport à ce que nous connaissons ici-bas. Laisser la Trinité vivre en nous, c’est goûter à la puissance de leur communion dans l’Esprit Saint et à l’engendrement éternel du Fils.
Ceux qui sont engagés dans le célibat consacré ont été appelés à
ne plus vivre, dès cette terre, que de cette fécondité pour en devenir
un signe pour le monde et une annonce de la vie éternelle. Mais
cette fécondité est aussi accessible d’ores et déjà aux célibataires
qui voudraient en vivre pour un temps. Leur potentiel de fécondité
n’est pas bridé par une rencontre qui n’aurait pas encore eu lieu.
Il se déploie à travers générosité et service : générosité d’une part
de leur temps (qui risque sinon d’être totalement absorbé par la
vie professionnelle) et mise au service régulière de leur compétence
pour la vie de l’Eglise et des plus fragiles. Le service peut
être très humble, mais répondant aux besoins exprimés, un peu
comme dans une famille où, quel que soit le niveau d’étude, il faut
bien s’acquitter de tâches « basiques » comme changer les nourrissons
ou se lever la nuit pour réconforter un enfant malade.
Assurément, il y a une part de souffrance quand nos projets de vie
ne se réalisent pas comme nous l’avions projeté. Cette souffrance
existe, d’ailleurs, en écho dans les couples qui font l’expérience
que chacun est pécheur et imparfait alors que leur coeur est fait
pour un amour parfait ; mais aussi chez les consacrés qui éprouvent
la difficulté de vivre ce : « Mon Dieu, je n’ai pas d’autre bonheur
que toi » Ps 16(17),2 et qui constatent que le combat spirituel
se poursuit : « toutes les idoles du pays, ces dieux que j’aimais,
ne cessent d’étendre leurs ravages, et l’on se rue à leur
suite » Ps 16(17),3.
Que l’évangile de ce jour nous fasse entrer dans la confiance que
notre vie est sous la garde du Christ quand bien même la tempête
nous bouscule. Que la paix du Coeur de Jésus nous rejoigne lorsque
nous avons envie de crier « Maître, nous périssons. Cela ne te
fait rien ? » Souvenons-nous : « Il se fit un grand calme ».

Père Gabriel Würz, curé +
12e dimanche du temps ordinaire
année saint Marc (B)
20 juin 2021

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