Paroisse luthérienne de Bon Secours - Eglise Protestante Unie de France

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Bonjour à tous
E E L de RCA
je vous informe de la parution de mon livre :
salut a tout mes frère et sœur dans le seigneur je vous informe, pour mes frère et sœur qui souhaite rencontre un pasteur je suis disponible de mardi a dimanche de 9h30 a 18h30 pour mes frère et sœur qui souhaite êtres soutenu dans la prière ou accompagnement spirituelle ou dans le situation ou dans le problème et si vous souhaite êtres visite a l’hôpital ou chez vous pour êtres soutenu ou accompagne dans la prière n’hésite pas de nous contacte GSM (00242)012449884 ou (00242)065602808 Émail [email protected] pasteur Nsatou Bavouhou Russel Église Évangélique luthérienne Au Congo ( Ville de Brazzaville )
salut a tout mes frère et sœur dans le seigneur je vous informe, pour mes frère et sœur qui souhaite rencontre un pasteur je suis disponible de mardi a dimanche de 9h30 a 18h30 pour mes frère et sœur qui souhaite êtres soutenu dans la prière ou accompagnement spirituelle ou dans le situation ou dans le problème et si vous souhaite êtres visite a l’hôpital ou chez vous pour êtres soutenu ou accompagne dans la prière n’hésite pas de nous contacte GSM 00242012449884 Émail [email protected] pasteur Nsatou Bavouhou Russel Église Évangélique luthérienne ( protestante)

Culte le dimanche à 10h3 Catéchisme et école biblique: 1 dimanche par mois de 10h30 à 13h15 (repas tiré du sac) Groupe de prière inclusif : 1 fois par mois

Lettre de bienvenue aux visiteuses et visiteurs: Cher visiteur, chère visiteuse, Vous qui entrez pour la première fois dans cette église, sachez que vous êtes les bienvenu-e-s dans cette maison de prière qui rassemble une communauté de jeunes et de moins jeunes. Cette église a été bâtie, il y a plus de cent ans pour y accueillir une population ouvrière de ce quartier, souvent immigrée car fuyant la guerre et les catastrophes humanitaires qui en sont les conséquences. Elle s’est voulue un havre de paix et de ressourcement pour ces populations protestantes luthériennes, ouvert cependant sur le monde. La communauté que vous y rencontrerez, se fait une joie de partager avec vous la foi, l’espérance et l’amour qui nous sont donnés par Dieu pour que nous puissions porter un message de fraternité et de paix dans le monde. Quelles que soient vos questions et vos révoltes ; quels que soient vos doutes et vos souhaits ; quelles que soient vos peines et vos joies, vous êtes, tous et toutes, les bienvenu-e-s. Nous voulons, et nous le vivons, accueillir tout le monde : riche ou pauvre, jeune ou moins jeune, « noir-e-s, blanc-he-s, jaunes ou rouges », hétérosexuel-les ou homosexuel-les. Chacun-e est, ici, dans sa maison. La paroisse que nous constituons est membre de la région luthérienne de Paris de l’Eglise Protestante Unie de France. Depuis la fête de l’Ascension 2013, les luthérien-ne-s et les réformé-e-s de France ont décidé de s’unir dans la diversité réconciliée des expressions de foi pour créer l’Eglise Protestante Unie de France. C’est dire que, pour nous, la diversité est une source d’enrichissement individuel et communautaire N’hésitez pas à demander à rencontrer le pasteur ou un membre du Conseil presbytéral ! Entrez !... Vous êtes chez vous !... Que Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit vous bénisse et vous garde en son amour ! Pasteur Jean-Frédéric Patrzynski

[04/26/20]   Prédication du DIMANCHE 26 AVRIL 2020 - Pasteur Jean-Frederic Patrzynski
LUC 24/13-35

Ils sont partis de Jérusalem. La fête de Pâques est terminée. Ils devraient être heureux d’être « sortis » du pays d’Egypte. Ils ne le sont pas ! Ils avaient été plein d’espoirs. Le jour était enfin arrivé. Enfin, ils le pensaient, ils le croyaient. Une nouvelle fois, Dieu libérerait Israël. Le Seigneur donnerait à son peuple la place qu’il mérite dans l’humanité. Ils en étaient sûrs et certains. Plus que l’espérance, cet homme de Nazareth leur avait donné la foi. La foi en ce temps nouveau qui s’annonçait et se préparait. La foi en ce Dieu qui avait entendu leurs cris, qui avait vu leur souffrance et qui leur avait envoyé ce prophète, ce Jésus, qui rendait la vue aux aveugles. Même les sourds pouvaient entendre sa parole. Et les morts ! Les morts ressuscitaient. Oui, ils avaient été plein d’espérance et de confiance en l’avenir.

Alors, ils l’avaient suivi ; ils l’avaient écouté. Et puis, ils l’ont vu se faire arrêter par la police. Ils l’ont vu conspué au prétoire par la foule manipulé par les chefs du peuple. Et puis, ils l’ont vu porter sa croix. Ils n’ont pas eu le courage d’aller le voir mourir. Ils ont su qu’il était mort quand, à midi, l’obscurité est venue. Pendant trois jours, ils ont attendu. Ils ne savaient même pas ce qu’ils attendaient. Peut-être un miracle ? En fait, Dieu ne les avait pas entendus. Alors ils ont pris la décision de repartir vers leurs affaires, de retrouver leurs familles, leurs amis et leur travail. Juste avant de partir, ils ont appris que des femmes auraient vu des anges. Ils auraient di qu’il était ressuscité. Mais même les plus proches disciples ne l’ont pas vu. Une invention des femmes ! Elles sont tellement fragiles. On peut leur faire croire n’importe quoi… Ils sont donc partis de Jérusalem. Peut-être même ont-ils fui cette ville qui avait détruit leurs espoirs et leurs espérances.

J’avoue, mes amis, j’aime bien ces disciples d’Emmaüs. Ils montrent ce que je suis, ce que nous pouvons être : désespérés, avec un sentiment d’abandon et de tristesse. Ils sont comme moi, comme nous. Ils croient en quelque chose mais ils sont réalistes. Ils sont conscients de leurs rêves. C’était beau mais maintenant il faut continuer à vivre. Ils ne baissent pas les bras. Ils n’y croient plus tout simplement. Ils ne croient plus qu’une parole peut changer le monde. Ils ne croient plus qu’un geste peut transformer l’humanité. Alors ils font avec. Ils deviennent fatalistes. C’est comme ça ! On n’y peut rien !

Ils sont certainement tristes sur la route qui les mène à Emmaüs. L’aventure avait été belle. C’est dommage qu’elle se soit terminée. Surtout de cette manière ! N’est-ce pas ainsi qu’il peut nous arriver de penser ? Et nous enfouissons au plus profond de nous-mêmes nos rêves et nos espoirs. C’est peut-être comme ceci que nous devenons amers ; ainsi qu’on peut devenir conservateurs : pas de rêves et pas d’espoirs. C’est mieux ainsi ! Pourquoi vouloir changer les choses ? De toute façon, cela ne pourra pas se faire.

Alors quand l’autre arrive sur la route et qui ne sait pas ce qui s’est passé à Jérusalem, ils se mettent en colère. Non pas contre lui seulement mais contre eux-mêmes. Ils croyaient tellement que tout le monde avait été informé que découvrir qu’il y en avait un qui ne savait rien, a été trop dur pour eux. Ils étaient tellement persuadés que leurs rêves étaient aussi le rêve des autres. Ils sont en colère contre eux-mêmes. Ils se trouvent tellement stupides et idiots qu’ils agressent ce pauvre homme qui, pourtant, s’inquiète pour eux parce qu’il les voit tristes.
Ils lui expliquent ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils ont cru. L’autre les écoute. Il attend qu’ils aient tout dit de leur espérance et de leur désespoir. A son tour, il leur parle. Et voilà qu’ils y croient encore. Mais cette fois, leur croyance est réaliste. Ils discutent avec lui. Ils se sentent tellement bien qu’ils l’invitent à prendre un repas avec eux. Si les femmes voient des anges ; les hommes, eux, savent parler, raconter et se disputer. Chacun son « truc », n’est-ce pas !

Nous savons que c’est Jésus qui est venu à leur rencontre. Eux ne le découvrent qu’après qu’il ait refait les gestes de la « Chambre haute ». Jésus, lui-même, est venu jusqu’à eux pour leur redonner l’espérance et la confiance en Dieu. Jésus vient leur dire que leurs rêves peuvent devenir réalité. Jésus s’approche et leur affirme que leur espérance n’est pas vaine. Jésus leur rappelle que tout est possible pour Dieu et pour celui qui croit : que les montagnes peuvent se jeter dans la mer, que les aveugles voient, que les sourds entendent, que les morts ressuscitent, que les armes se taisent.

Jésus, notre frère, vient nous dire cela, à nous aussi : à chacun de nous, à notre communauté, à notre Eglise, à notre monde.
Il vient dire que nous avons raison de rêver et de croire en l’inimaginable.
Il vient nous dire que nous avons raison de croire que tout peut changer.
Il vient nous dire qu’il n’y a pas de raisons de désespérer et de baisser les bras. Il n’y a aucune raison de devenir fataliste et de laisser les choses aller comme elles sont.
Pour chacune de nos existences, pour la vie de notre Eglise, de notre communauté, pour le monde dans lequel nous vivons, nous pouvons être persuadés que la lumière de Dieu brille dans nos ténèbres. Nous pouvons être sûrs que rien n’est immuable si Dieu ne le veut pas. Nous pouvons être certains que nos rêves et nos souhaits peuvent se réaliser s’ils sont en conformité avec la volonté de Dieu.
Oui, tous les obstacles, toutes les obscurités, peuvent être à tout jamais détruits. Serait-ce de l’optimisme forcené ? Peut-être ? Pourquoi pas ? Notre foi ouvre devant nous des horizons que nous aurions pu penser fermés. Notre Seigneur nous libère de nos certitudes pessimistes. Notre Dieu ouvre de nouvelles routes. C’est un peu comme dans « Alice au pays des merveilles » où les routes s’ouvrent et s’illuminent alors que rien ne le laisser présager.

En ce dimanche, Dieu nous déclare : « N’ayez pas peur de vos rêves ni de vos espoirs ! Ne craignez pas les chemins où pourrait vous conduire votre imagination. Moi, je vous le dis, mes rêves sont encore plus fous que les vôtres. Moi, mes espoirs peuvent être plus grands que les vôtres. Mon imagination est encore plus débordante que la vôtre. Allez, rêvez, imaginez, espérez ! J’éclaire vos chemins ; j’ouvre les portes fermées. Tout est possible ! Oui, vraiment tout est possible. Devenez des bâtisseurs ! Devenez des artisans de la paix ! Devenez des acteurs dans et pour le monde ! Voyez mon serviteur Martin Luther King, il a fait un rêve et ce rêve est devenu réalité. Croyez ; croyez et ne craignez pas ! ».

C’est ce qui est arrivé pour les disciples d’Emmaüs. Une route nouvelle est apparue devant eux. Ils y sont allés. Ils l’ont suivie. Aujourd’hui, c’est à notre tour !

Amen !

[04/19/20]   DIMANCHE 19 AVRIL 2020
1ER DIMANCHE APRES PAQUES
Prédication de notre Pasteur Jean-Frédéric Patrzynski
JEAN 20/19-31

« Bienheureux, ceux qui sans avoir vu, ont cru ! »

Et de la foule monte une exclamation : « Les fous, ils sont fous. Regardez, ils croient en ce qu’ils n’ont pas vu ; ils croient sans avoir apporter des preuves tangibles, bien matérielles ; ils croient alors que tout devrait leur prouver que c’est une affaire montée, une escroquerie, un canular… ».

« Bienheureux, ceux qui sans avoir vu, ont cru ! »

Cette parole de Jésus s’adresse directement à nous : à nous qui n’avons pas vécu au temps de la vie terrestre de notre Seigneur ; à nous qui n’avons pas vu, de nos yeux vu, le Christ ressuscité.
Oui, il faut bien l’admettre, le reconnaître, aux yeux du monde, nous sommes fous. Nous agissons comme des enfants qui croient tout ce que leur père leur dit. Et pourtant, bien souvent, nous nous vantons d’être rationalistes, d’avoir les pieds sur terre et de ne croire que ce que l’on voit. Scientifiques, si tant est que la science serait contraire à la foi, nous le sommes devenus. En particulier, au sujet de l’information qui nous abreuve de paroles et d’images en continu. Cette information que l’on trouve, aujourd’hui, sur tous les réseaux sociaux. Nous pouvons dire : « oui, c’est vrai puisque je l’ai vu, entendu et lu ! ». Et la rumeur devient vérité. Tout particulièrement en ce temps de confinement où il nous est donné de voir, d’entendre et de lire toutes sortes d’informations qui ne sont, bien souvent, que fausses nouvelles. Et nous savons que même l’image peut être trompeuse. Il n’est qu’à se souvenir, pour ceux qui sont assez âgés, du fameux massacre de Timishoara !... Et les fameuses images de lions dans les rues de Russie pour empêcher les gens de sortir de chez eux !…

« Bienheureux, ceux qui sans avoir vu, ont cru ! »

Parole prononcée par le ressuscité à Thomas, un disciple scientifique qui ne veut croire que ce qu’il voit et que ce qu’il touche. Son attitude est tellement connue et reconnue qu’il est passé dans le langage populaire : « Je suis comme Thomas ; je veux voir et toucher pour croire ! ».
Thomas est, comme les autres disciples, surpris, malheureux, inquiet ç cause de la mort et de la disparition du corps de son Maitre, de celui qu’il a suivi pendant au moins trois années et dont il a écouté avec avidité les paroles.
Thomas était sorti de la maison. Peut-être pour essayer de trouver des réponses à toutes ses questions ? Parti enquêté, il revient sans information. C’est à son retour qu’il en reçoit une cependant. Elle lui est donnée par ses compères d’infortune. Ils l’ont vu entrer dans la maison où ils se cachent depuis son arrestation. Ils avaient tellement peur. Mais il leur a parlé. Il les a envoyés dans le monde. Il leur a donné l’Esprit comme il l’avait promis. Mais Thomas n’y croit pas. C’est impossible ! Cela n’est pas rationnel ! Enfin !, s’il est revenu, c’est qu’il n’est pas mort ou alors c’est un autre qui se fait passer pour lui. Le raisonnement de Thomas, en cet instant, devient la source de tant d’hommes et de femmes qui ont écrit, et écrivent encore, sur le Christ et qui affirment que Jésus de Nazareth, dit le Christ, n’est pas mort sur la croix, qu’il a été substitué et qu’il est parti aux Indes. Thomas, en cet instant, ne peut pas croire que Jésus est ressuscité. Il veut voir et toucher.
Ses compagnons sont touchés par son argumentation. Ils sont déçus mais, après tout, il a peut-être raison. Alors ils ne partent pas comme Jésus leur avait pourtant ordonné. Ils se rangent à l’opinion de Thomas. Ils vont encore attendre. Ils ne partent donc pas pour aller proclamer la résurrection de Jésus, leur seigneur. Au contraire des femmes d’ailleurs qui, elles, ont obéi tout de suite à Jésus. Les disciples attendent une confirmation, comme un scientifique reproduit une expérience pour vérifier que le résultat soit identique. Mais là encore, comme pour les images trompeuses, la théorie du chaos nous apprend qu’une expérience peut être validée bien que n’ayant pas le même résultat la deuxième fois qu’elle est accomplie.

« Bienheureux, ceux qui sans avoir vu, ont cru ! »

Jésus accepte cette nouvelle expérience. Il se plie aux exigences des scientifiques. Il revient et il invite Thomas à le toucher, à mettre sa main dans son côté et son doigt dans ses mains.
Thomas entend la voix de son Seigneur. Il le voit et se prosterne. Il ne va pas jusqu’au bout de son expérience. Thomas n’a pas besoin de toucher son Seigneur et il ne le touche pas. Thomas, en cet instant, ne peut plus être la source des théologiens, historiens, à l’imagination débordante qui oublient, ou qui passe sous silence, l’exclamation de foi de ce disciple parce qu’elle est devenue troublante et dérangeante pour leurs belles théories.

Comme Thomas, comme les disciples, nous revenons dans la Chambre haute pour venir à la rencontre du Ressuscité parce qu’il nous y a invité.
Comme eux, nous venons écouter sa Parole ; comme eux, nous venons voir le Seigneur. Oui, le voir mes amis. Car n’a-t-il pas dit que « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je serai présent » ? C’est encore la réalité en ce temps de confinement car même si nous ne sommes pas réunis dans un même lieu, nous sommes unis par-delà l’espace par le Seigneur et son Esprit.
Et quand il nous sera possible de nous retrouver dans un même lieu, n’est-ce pas le Seigneur que nous pourrons contempler et toucher dans chacun de nous quand nous aurons partagé le pain et le vin, son corps et son sang ?
Cependant, je vous l’accorde, nous n’avons pas l’impression de venir à l’église pour chercher et trouver une preuve tangible de la réelle présence de Dieu parmi nous, au cœur du monde. Pourtant notre vie communautaire peut nous permettre de prendre vraiment conscience de la présence de notre Seigneur malgré les difficultés de notre vie et l’ambiance morbide du monde dans lequel nous vivons.

« Bienheureux, ceux qui sans avoir vu, ont cru ! »

Par cette parole, Jésus nous invite à aller toujours au-delà des apparences pour discerner et découvrir sa présence malgré nos questionnements et parfois nos doutes. « Le doute est nécessaire à la foi », disait Dietrich Bonhoeffer.
Il nous invite à être « en marche », comme le traduit André Chouraqui. Il nous invite à vivre dans la confiance. Il nous dit : « Soyez simples, simples comme des enfants. Ayez confiance en moi car, moi votre Dieu, je ne vous mens pas. Je suis avec vous, près de vous ; je vous aime ».

C’est à nous, mes amis, que le Seigneur nous déclare : « Vous êtes bienheureux parce que vous avez cru sans avoir vu. Vous n’avez pas eu besoin de preuves matérielles pour savoir, pour croire que je suis là, à vos côtés. Alors partez, oui partez sur les routes du monde dans la confiance et la certitude que je vous accompagne. Il n’est pas besoin de preuves pour se savoir aimer et pour aimer ».

Vivre ainsi dans la confiance et la gratuité : voilà ce que le monde appelle, aujourd’hui, de la folie.
Peu importe que le monde nous traite de fous ! Réjouissons-nous car Dieu nous appelle ses « bienheureux ». Et parce que nous le sommes, nous pouvons rayonner de sa présence et de son amour.

Amen !

[04/12/20]   Prédication de PAQUES par notre Pasteur Jean-Frédéric Patrzynski.
12 AVRIL 2020
Matthieu 28/1-10 ; Marc 16/1-8 ; Luc 24/1-12 ; Jean 20/1-9

Elles sont parties au petit matin vers le cimetière. Elles portaient tout le nécessaire pour laver le corps et le préparer au grand voyage qu’on appelle la mort. Tout avait été si rapide qu’il n’avait pas été possible d’enterrer décemment le corps de leur ami, de leur frère, de leur maitre. Le cœur serré ; les larmes aux yeux, elles avançaient dans la tristesse et le chagrin que rien ne peut arrêter. Mais quand elles arrivent, le tombeau est ouvert. L’évangile de Matthieu nous dit que des anges apparaissent et annoncent qu’il n’est pas ici, qu’il est ressuscité.

Il l’avait dit ; elles ne l’avaient pas entendu ni cru. Elles, et aussi tous les autres : Pierre, Jacques, Jean, Matthieu…
Aucun n’avait cru que la vie pouvait être plus forte que la mort. Aucun n’avait cru que l’amour pouvait détruire la haine. Aucun n’avait cru à sa victoire, à la victoire de Dieu, surtout depuis son entrée à Jérusalem. Tout avait été de mal en pis !
C’était évident que cela se terminerait mal. Avec tout ce qu’il disait, les autorités ne le laisseraient pas longtemps agir et parler comme il le faisait. Ses proches avaient l’impression qu’il n’espérait que cela, que les autorités l’arrêtent. Ses paroles étaient semblables à un ouragan. Elles détruisaient les règles, les habitudes, les traditions et les pouvoirs. Quand il avait fini de parler, on pouvait entendre les murmures des gens en place et du peuple qui était bouleversé. On pouvait voir les regards plein de haine et de volonté destructrice.
Tout avait été si vite ! Les pouvoirs avaient voulu donner une leçon au peuple avant la fête. Il fallait marquer les esprits. Les gouvernants avaient su manipuler le peuple afin qu’il soit contre cet anarchiste, ce blasphémateur. S’il continuait, il entrainerait le peuple sur les chemins de l’instabilité politique et économique. Si jamais le peuple décidait de le suivre, l’envahisseur aurait toute liberté pour réaliser un bon nettoyage ethnique. Le peuple aurait disparu, tout comme l’espoir d’un renouveau. Oui, il fallait qu’il meure !
Les disciples, fins politiques, avaient bien compris cela. Ils s’étaient éloignés de lui ; ils avaient fui. A la croix, sur le Golgotha, il n’y avait eu que les femmes pour avoir le courage de pleurer, d’assister à l’exécution de leur ami et de montrer leur souffrance. Un seul homme était resté ! L’exception qui confirme la règle !...

Mais voilà, le tombeau est ouvert. Le prophète, bouche de Dieu, l’avait dit : « Je vais ouvrir vos tombes », à tous les hommes qu’il avait rencontré.

« Je vais ouvrir vos tombes ».

C’est un chant de liberté qui s’élève et qui pénètre au plus profond de nos cœurs, de nos âmes et de nos esprits. Comme une semence, il a germé en nous et, aujourd’hui, il explose. Il a ouvert nos tombes. Pas seulement celles de nos cimetières ; celles aussi de nos cœurs, de nos âmes et de nos esprits. Il a ouvert les tombes de nos vies afin qu’elles soient comblés de la relation harmonieuse avec Dieu, avec sa création, avec l’autre, notre frère, notre sœur.
L’ouverture de nos tombes, c’est la victoire sur le péché qui nous a séparés de Dieu.
L’ouverture de nos tombes, c’est la certitude que rien ne peut être définitif et impossible.
Trop souvent, nous nous sommes laissés décourager, démoraliser par les murs que nous avions construits et qui nous emprisonnaient.
Nos tombes sont l’obscurité de nos principes et de nos coutumes qui nous empêchent de nous rencontrer, de nous parler et de nous aimer.

Quand, au matin de Pâques, le cri des femmes retentit : « Il est ressuscité ! », ce sont nos tombeaux qui s’ouvrent, nos oreilles se débouchent et nos cœurs réapprennent à sourire et à rire.
Ce cri nous apprend que la vie, notre vie vaut la peine d’être vécue, qu’il n’y a pas de temps à perdre dans les incompréhensions et les polémiques stériles provoquées par notre orgueil ou notre volonté d’avoir toujours raison.
Ce cri, c’est l’appel à la vie sans que nous regardions en arrière. Nous sommes appelés à vivre intensément notre présent et espérer avec foi notre avenir.

« Il est ressuscité ! »

Et notre Seigneur, en ouvrant nos tombes, fait de nous de nouvelles créatures qui ne craignent plus pour l’avenir mais savent vivre le présent dans l’intensité de l’écoute et du partage.
Il a ouvert nos tombes et nous sommes vivants. Oui, regardez-vous mes amis, ayez ce courage de dévoiler votre visage et votre cœur. Vous êtes des ressuscités. L’annonce de la Vie du Seigneur est faite pour nous rappeler que nos tombeaux sont ouverts. Le Seigneur nous appelle à la vie. Pourquoi préférer l’obscurité et les prisons ? Pourquoi parler, agir et penser avec de la haine, le stérile orgueil et la volonté de pouvoir sur les autres ?

« Il est ressuscité ! », disent les anges aux femmes.
C’est une parole perdue dans l’immensité du brouhaha mondial lié à la pandémie qui touche toute l’humanité, du bruit des armes et des clameurs de guerre qui continuent dans ce monde bien que nous n’en parlions plus dans les médias.
C’est une parole perdue parmi les cris de douleurs et de souffrances de l’humanité. Pourtant cette parole est comme une petite flamme de bougie, fragile mais puissante car elle peut éclairer l’obscurité de nos tombeaux. Elle peut allumer une autre bougie qui, à son tour, allumera une autre bougie qui, à son tour, allumera une autre bougie qui… jusqu’à l’infini.

Le tombeau s’est ouvert.
« Il est ressuscité ! »

Trois petits mots qui circulent de bouches à oreilles pour couvrir le tumulte du monde. Le tombeau s’est ouvert et d’autres mots vont être entendus car ils réapparaissent dans le vocabulaire des hommes. Des mots comme : tendresse, affection, bienveillance, fraternité, merci, amour, paix… Ces mots avaient perdus leurs sens. Quant aux hommes, en perdant le sens de ces mots, ils avaient perdu le sens de leur vie. Mais, aujourd’hui, ils réapparaissent. Ils emplissent le monde et c’est une nouvelle façon de parler, d’agir, de vivre qui s’offre à chacun de nous.

Le tombeau s’est ouvert.

Les petites flammes de bougies, c’est le Christ, le Vivant, les femmes venues au tombeau, les disciples cachés dans la grande ville, c’est chacun de nous.
Il n’est plus temps de désespérer. Il n’est plus temps de craindre pour nos existences et pour la tâche que Dieu nous donne d’accomplir.
La petite flamme qu’est le Christ a donné naissance à un brasier, à un feu que rien ne pourra éteindre et qui se propage dans le monde et l’éclaire comme il illumine les hommes au plus profond de leur être et de leurs secrets.

Le tombeau est ouvert et Dieu nous entraine à la suite de son Fils. Il nous ressuscite.
Eclairer le monde de la présence de Dieu par nos vies, proclamer son amour et annoncer sa paix est notre vocation pour aujourd’hui et pour demain.
En ouvrant la tombe de son Fils, il a ouvert nos tombeaux et il est venu en nous, au plus profond de nous-mêmes. Nous n’y pouvons rien. Dans nos corps, dans nos âmes, dans nos esprits, c’est un véritable raz de marée qui ne peut être arrêté. Nous pouvons tous sentir que cela monte jusqu’à nos bouches. Nous transpirons la vie, la Vie de Dieu.
Nos tombeaux sont ouverts. Soyons dans l’allégresse ! Réjouissons-nous ! Nous sommes les vivants parce qu’il est vivant en chacun de nous. Il nous envoie, à présent, comme il a envoyé les femmes, pour proclamer au cœur du monde cette bonne nouvelle.

Il est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Amen !

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