Paroisse Sainte Clotilde

Paroisse Sainte Clotilde

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22 novembre - Fête de la Ste Cécile, patronne des choristes, organistes et chantres
L' occasion de redécouvrir le vitrail ,de notre basilique, consacré à cette sainte . Il se situe dans le bas-côté nord et à été réalisé par les Maisons Gsell et Lusson en 1857
Retrouvez l'homélie de la solennité du Christ-Roi de l' Univers sur le site du Père Lambret :
http://mlambret.free.fr/spip.php?article1480

Dimanche 21 novembre 2021 – Christ, Roi de l’Univers, Année B
L’épreuve de vérité

Daniel 7,13-14 – Psaume 92,1-2.5 – Apocalypse 1,5-8 – Jean 18,33b-37

dimanche 21 novembre 2021, par Marc Lambret

"L’épreuve de vérité, vous l’avez sans doute connue, de diverses manières en certaines circonstances. Il s’agit que la personne ou la chose tienne ses promesses ou justifie ses prétentions. Ici, la vérité n’est pas une question abstraite mais elle éclate dans la confrontation avec la réalité.

En fait, beaucoup de logiciens s’accordent à trouver la notion de vérité superflue pour leur discipline. Une proposition « p » n’a pas être qualifiée de vraie ou de fausse : soit l’on pose « p », soit l’on pose « non-p », soit on ne sait pas si « p ». Dans une théorie, la seule requête logique est la cohérence. Ensuite seulement se pose la question de son adéquation, par exemple, à un phénomène physique.

Aujourd’hui, l’on assiste à un affaissement tel de la question de la vérité que même la cohérence des propos n’est plus respectée par certains. Avec arrogance, ils clament : je dis ce que je veux, croyez-le. Démontrer que le propos est plein de contradictions au point de ressortir au n’importe quoi ne sert plus à rien face au cynisme des puissants et à la crédulité volontaires de ceux qui les soutiennent. Nous avons tous tendance à croire ce qui nous plaît, mais le respect de la vérité met habituellement une limite à l’affirmation de tout ce qu’on veut. Or, les digues lâchent aujourd’hui à un point qui est littéralement affolant. Il apparaît alors plus que jamais que la raison ne peut prouver sa propre validité ni que la vie vaut d’être vécue : l’homme ne peut que prendre position à ce sujet en s’engageant lui-même dans son affirmation.

C’est pourquoi Jésus dit : « Je suis venu rendre témoignage à la vérité ». « Témoignage », en grec, c’est « martyre ». Jésus va rendre témoignage à son Père jusqu’au martyre, jusqu’au sacrifice de la croix. Il témoigne que Dieu est véridique, qu’il tient parole. C’est pourquoi « la terre, inébranlable, tient bon » comme nous l’avons chanté avec le psalmiste. Sans lui, qui pourra répondre à celui qui se demande « si la vérité n’est pas notre plus ancien mensonge » (Nietzsche) ? Et qui saura convaincre le malheureux au comble de la détresse qu’il vaut la peine de vivre sa vie ?

Que le Fils de Dieu aille jusqu’à se donner sur la croix est « folie pour les païens », c’est-à-dire pour nous tous ! Mais cette folie de Dieu s’est révélée plus sage que la sagesse des hommes, puisque elle seule donne un fondement solide à notre vie raisonnable en dépit de la violence du monde et de l’absurdité apparente, si souvent, du cours de l’histoire.

Ainsi, Jésus, en sacrifiant sa vie, porte l’humanité et le monde avec elle. Il est bien le Roi qui donne au peuple son unité et à l’univers son sens. À tous ceux qui l’ont reçu, il donne le même pouvoir royal, à sa suite, de rendre témoignage à la vérité de manière à soutenir l’humanité dans l’espérance et la Création dans l’être.

Tout seul, en effet, que suis-je ? Pauvre homme plein de faiblesses et pécheur de surcroît, de quoi pourrais-je me rendre garant par moi-même ? Comment tiendrais-je l’épreuve de vérité sans l’Esprit de celui qui a sauvé tous les hommes en donnant sa vie par amour pour eux ? Mais il est répandu en abondance sur ceux qui croient en lui, cet Esprit Saint, et il souffle même sur toute chair selon la volonté sainte de la liberté divine.

Ne mettons pas notre assurance en nous-mêmes, frères et sœurs, mais comptons sur la fidélité de celui qui nous a promis de nous donner son Esprit, afin que nous soyons rendus capables de témoigner comme lui jusqu’au bout de l’Amour de Dieu, fidèle et vainqueur dans l’épreuve de Vérité.
Amen"
Très belle solennité du Christ-Roi de l'univers
(Photo du vitrail axial de la Basilique réalisé par la Maison Maréchal de Metz, 1857 )
Feuille paroissiale de la Solennité du Christ-Roi de l'univers.
👉 Messe anticipée de la solennité ce soir à 18h30 ( Basilique)
👉 Dimanche à 11h : Grand' messe de la solennité ( Basilique).
👉 Dimanche à 19h : Messe du soir de la solennité ( Chapelle Jésus-Enfant).

" Dieu règne, peuple criez d'allégresse ! Alléluia ! La vie a vaincu la mort, la croix à vaincu l'enfer ! Alléluia ! "
Il reste des places ✍
Retrouvez l'homélie du Dimanche 14 novembre 2021 – 33ème dimanche Année B sur le site du Père Lambret :
http://mlambret.free.fr/spip.php?article1479

La glorieuse incertitude
Daniel 12,1-3 – Psaume 15,5.8-10.1b.11 – Hébreux 10,11-14.18 – Marc 13,24-32

dimanche 14 novembre 2021, par Marc Lambret

"La glorieuse incertitude n’est pas seulement du sport, mais aussi de toute bataille qui n’est pas jouée d’avance. C’est pourquoi le poète a dit qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Plus généralement, dans la vraie vie, l’avenir est inconnu, malgré les efforts que nous faisons pour maîtriser les risques quand nous avons peur de ce qui peut arriver.

Ainsi, de quel événement parle notre évangile en disant que nul n’en connaît le jour ni l’heure, pas même le Fils, mais seulement le Père ? La petite parabole du figuier nous donne une piste, surtout si l’on sait que ce qui est traduit par « les branches » est le grec « klados », au singulier, qui signifie « rameau » et vient du verbe « klaô », arracher, casser. Alors on pense à la promesse messianique : « Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines ».

Il s’agit donc du Christ lui-même, et du fait qu’il sera arraché à la vie par ses ennemis. D’ailleurs, quand est-ce que le « rameau » devient « tendre » sinon lorsqu’il est couronné d’épines, percé de clous et traversé par la lance ? Mais c’est pour ensuite produire des feuilles qui seront un remède, puis des fruits de salut. Il s’agit donc du mystère pascal du Fils de Dieu.

Or, bien qu’il ait discerné la perspective de sa passion, et qu’il l’ait annoncée à ses disciples, Jésus se retrouve au Jardin de l’agonie dans l’angoisse et l’incertitude. C’est justement en Marc que c’est le plus clair et le plus net. Jésus priait, nous dit l’évangéliste, « pour que s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. » Ainsi le Fils lui-même ne connaissait pas cette heure qui fut la sienne. A fortiori aucun de nous ne connaît son heure.

Mais, son heure, le Seigneur l’a vécue une fois pour toutes, nous explique la lettre aux Hébreux, c’est-à-dire pour toute l’histoire du monde jusqu’à la fin. Toute messe, toute Eucharistie, rend le sacrifice du Christ présent à notre temps. Pas seulement pour le moment où nous la célébrons, mais pour tout le temps que nous vivons. Quand nous offrons le sacrifice du Christ, nous nous offrons nous-mêmes à vivre le temps qui vient avec la même confiance et la même obéissance qu’ils a montrées jusqu’au bout.

Sa passion se fait présente à toutes nos « heures », dans l’angoisse de ce qui peut arriver comme dans l’épreuve quand elle est là. Pas seulement sa passion, mais aussi sa résurrection. C’est pourquoi avec lui et en lui nous pouvons nous offrir au sacrifice dans l’action de grâce. C’est ainsi qu’en lui nous glorifions le Père et que le Père nous glorifie.

Jésus vit en nous la glorieuse incertitude de son Heure en habitant nos épreuves et nos angoisses de son mystère pascal eucharistique. C’est pourquoi nous pouvons vivre chaque jour dans l’espérance, ancrée dans la merveilleuse certitude de son amour vainqueur.
Amen "
Feuille paroissiale du 33ème Dimanche " Per annum" - année B

✍ Samedi à 18h30, messe anticipée du dimanche (Basilique)
✍ Dimanche à 11h, grand' messe dominicale ( Basilique)
✍ Dimanche à 19h, messe dominicale du soir ( Chapelle Jésus-Enfant)
La nouvelle vidéo de notre organiste titulaire Olivier Penin au Grand-Orgue de la Basilique.
À écouter et partager sans modération !
Quelques photos des messes de la solennité de la Toussaint qui se sont déroulées à la Basilique à 11h et à la chapelle Jésus-Enfant, ce soir.
" Dieu nous te louons, Seigneur nous t'acclamons dans l'immense cortège de tous les Saints ! "
📷 Photos : Victor Weller
Feuille paroissiale du 31ème Dimanche " Per annum " et de la Solennité de la Toussaint

✍ Ce soir à 18h30, messe anticipée du dimanche ( Basilique)
✍Demain à 11h, grand'messe dominicale ( Basilique)

Lundi 1er novembre - Solennité de la Toussaint :
✍Demain à 19h, messe anticipée de la solennité ( Chapelle Jésus-Enfant)
✍ Lundi 1er novembre à 11h, Grand' messe de la Solennité de la Toussaint ( Basilique)
Lundi 1er novembre à 19h, messe du soir de solennité ( Chapelle Jésus-Enfant)

Mardi 2 novembre - Commémoration des fidèles défunts :
✍ A 12h15, messe unique de commémoration des défunts de nos familles et de notre paroisse.

🙏" Dieu, nous te louons, Seigneur nous t'acclamons dans l'immense cortège de tous les Saints !"
Horaires de la Solennité de la Toussaint :

Dimanche 30 octobre à 19h : Messe anticipée de la Solennité (Chapelle Jésus-Enfant)
Célébrant : Père Viju Christudas - orgue Anne-Isabelle de Parcevaux

Lundi 1er novembre à 11h : Grand'messe de la solennité (Basilique)
Célébrant : Père Marc Lambret - Au grand-orgue : Olivier Penin

Lundi 1er novembre à 19h : Messe du soir de la solennité ( Chapelle Jésus-Enfant)
Célébrant : Père Viju Christudas - Orgue: Anne-Isabelle de Parcevaux

Gaudeamus Omnes in Domino, diem festum celebrantes !

Paroisse sise dans le 7e arrondissement connue pour être la "paroisse des parlementaires".

Fonctionnement normal

Timeline Photos 24/11/2021

Timeline Photos

Dans une semaine, au 1er dimanche de l'avent, la nouvelle traduction française du missel entrera en vigueur. Découvrez ce qui change pour les fidèles grâce au dépliant explicatif disponible dans votre paroisse.

👉https://www.paris.catholique.fr/nouvelle-traduction-francaise-du.html

#nouveaumissel #avent2021

24/11/2021

[Agenda] À l’approche de la canonisation de Charles de Foucauld, prévue le 15 mai 2022, la paroisse Saint-Augustin organise un après-midi de conférences et de prières autour du futur saint 😇.

🗓 samedi 27 novembre

👉plus d'infos https://www.paris.catholique.fr/journee-de-conference-et-de-priere.html

#CharlesdeFoucauld #canonisation

23/11/2021

🌿 Homélie de la messe du Christ-Roi de l'univers, le 21 novembre 2021 à Saint-Germain l'Auxerrois 🌿

Nous fêtons aujourd’hui le Christ Roi de l’univers. Quel est l’insigne de la royauté ? La couronne ! Justement, la couronne de ce roi est venue jusqu’à nous. Elle est là à Paris et tous peuvent venir la vénérer. Mais c’est une couronne d’épines.

Quelle étrange royauté. Que révèle-t-elle ? Non pas la toute-puissance de la domination sur les choses, sur les gens comme pour les royautés terrestres aux couronnes chargées d’or. Nous savons bien que cela est illusoire. Elle révèle la vérité de Dieu. Cela explique la réponse de Jésus à Pilate : « C’est toi qui dit que je suis roi. Je suis venu pour rendre témoignage à la vérité » (Jn 18, 37). Cette vérité, c’est l’immensité de l’amour de Dieu qui va jusqu’au bout. Ce qui est révélé, c’est la toute-puissance de l’amour, de l’amour de Dieu. En lui seul « amour et vérité se rencontrent » comme l’annonçait le psaume 84. Ce n’est pas seulement la vérité de Dieu qui est révélée, c’est la vérité de chacun de nous, du cœur de la femme, du cœur de l’homme. Cette couronne d’épines devrait nous faire pleurer car elle révèle l’impuissance de l’humanité à répondre à la toute-puissance de l’amour de Dieu.

Celui qui l’a bien compris, c’est notre roi Saint Louis, lui qui a ramené cette couronne jusqu’à nous en 1239. Dépouillé de tout l’apparat de sa royauté, il avait une simple tunique et marchait pieds nus pour la porter. Ce roi sans couronne, couvert d’un simple manteau de laine après avoir jeûné trois jours, pouvait porter la couronne d’épines de notre Seigneur car il en avait compris le sens.

Beaucoup revendiquent aujourd’hui de « rendre témoignage à la vérité. » On va même jusqu’à parler de transparence. Tout doit être révélé, étalé, exposé. Avec Google, nous sommes surveillés en permanence. En outre, il y a des caméras de surveillance un peu partout. Mais cette transparence ne concerne que les actes humains. On peut juste dire s’ils sont bons, c’est-à-dire s’ils font du bien ou s’ils sont mauvais. Jamais elle ne permet d’accéder dans le cœur de chacun. Cette transparence de surface ne dit rien des intentions de l’auteur de ces actes. Seul Dieu voit le fond du cœur. C’est là son Royaume.

Cette transparence véritable n’appartient qu’à Dieu. Elle sera révélée au jour du Jugement dans un regard d’amour qui nous élèvera bien au-delà de ce qui est visible aujourd’hui. Chacun peut déjà en faire l’expérience dans le secret de sa chambre dans l’intimité du cœur à cœur avec Dieu. Pour accéder à cette vérité du cœur, à cette absolue transparence, il faut entrer dans l’amour de Dieu qui nous fait acquérir sa bienveillance qui peut alors accueillir la vérité profonde de la personne. Tous ceux qui réclament la transparence possèdent-ils cette bienveillance ? Hélas, je crains que non.

Saint Augustin disait déjà que tous n’ont pas droit à la vérité. Si un innocent poursuivi par deux assassins se réfugie chez moi. Dois-je mentir à ces deux individus pour lui sauver la vie ? Leur dois-je la vérité ? Même le catéchisme de l’Église catholique dit que ceux-là n’ont pas droit à la vérité.

Il faut accueillir cette royauté du Christ pour pénétrer dans le Royaume de Dieu qui règne dans les cœurs. Seul Jésus, le grand Roi, peut y pénétrer et ceux qui, à sa suite, ont accueilli cet amour incommensurable qui ne vient que de Dieu.

+Michel Aupetit, archevêque de Paris

- Dn 7, 13-14 ; Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5 ; Ap 1, 5-8 ; Jn 18, 33b-37

👉retrouvez toutes les homélies de l'archevêque sur le site du Diocèse de Paris

22/11/2021

22 novembre - Fête de la Ste Cécile, patronne des choristes, organistes et chantres
L' occasion de redécouvrir le vitrail ,de notre basilique, consacré à cette sainte . Il se situe dans le bas-côté nord et à été réalisé par les Maisons Gsell et Lusson en 1857

22 novembre - Fête de la Ste Cécile, patronne des choristes, organistes et chantres
L' occasion de redécouvrir le vitrail ,de notre basilique, consacré à cette sainte . Il se situe dans le bas-côté nord et à été réalisé par les Maisons Gsell et Lusson en 1857

L'épreuve de vérité - Homélies de Marc Lambret (prêtre de l'Eglise catholique) 22/11/2021

L'épreuve de vérité - Homélies de Marc Lambret (prêtre de l'Eglise catholique)

Retrouvez l'homélie de la solennité du Christ-Roi de l' Univers sur le site du Père Lambret :
http://mlambret.free.fr/spip.php?article1480

Dimanche 21 novembre 2021 – Christ, Roi de l’Univers, Année B
L’épreuve de vérité

Daniel 7,13-14 – Psaume 92,1-2.5 – Apocalypse 1,5-8 – Jean 18,33b-37

dimanche 21 novembre 2021, par Marc Lambret

"L’épreuve de vérité, vous l’avez sans doute connue, de diverses manières en certaines circonstances. Il s’agit que la personne ou la chose tienne ses promesses ou justifie ses prétentions. Ici, la vérité n’est pas une question abstraite mais elle éclate dans la confrontation avec la réalité.

En fait, beaucoup de logiciens s’accordent à trouver la notion de vérité superflue pour leur discipline. Une proposition « p » n’a pas être qualifiée de vraie ou de fausse : soit l’on pose « p », soit l’on pose « non-p », soit on ne sait pas si « p ». Dans une théorie, la seule requête logique est la cohérence. Ensuite seulement se pose la question de son adéquation, par exemple, à un phénomène physique.

Aujourd’hui, l’on assiste à un affaissement tel de la question de la vérité que même la cohérence des propos n’est plus respectée par certains. Avec arrogance, ils clament : je dis ce que je veux, croyez-le. Démontrer que le propos est plein de contradictions au point de ressortir au n’importe quoi ne sert plus à rien face au cynisme des puissants et à la crédulité volontaires de ceux qui les soutiennent. Nous avons tous tendance à croire ce qui nous plaît, mais le respect de la vérité met habituellement une limite à l’affirmation de tout ce qu’on veut. Or, les digues lâchent aujourd’hui à un point qui est littéralement affolant. Il apparaît alors plus que jamais que la raison ne peut prouver sa propre validité ni que la vie vaut d’être vécue : l’homme ne peut que prendre position à ce sujet en s’engageant lui-même dans son affirmation.

C’est pourquoi Jésus dit : « Je suis venu rendre témoignage à la vérité ». « Témoignage », en grec, c’est « martyre ». Jésus va rendre témoignage à son Père jusqu’au martyre, jusqu’au sacrifice de la croix. Il témoigne que Dieu est véridique, qu’il tient parole. C’est pourquoi « la terre, inébranlable, tient bon » comme nous l’avons chanté avec le psalmiste. Sans lui, qui pourra répondre à celui qui se demande « si la vérité n’est pas notre plus ancien mensonge » (Nietzsche) ? Et qui saura convaincre le malheureux au comble de la détresse qu’il vaut la peine de vivre sa vie ?

Que le Fils de Dieu aille jusqu’à se donner sur la croix est « folie pour les païens », c’est-à-dire pour nous tous ! Mais cette folie de Dieu s’est révélée plus sage que la sagesse des hommes, puisque elle seule donne un fondement solide à notre vie raisonnable en dépit de la violence du monde et de l’absurdité apparente, si souvent, du cours de l’histoire.

Ainsi, Jésus, en sacrifiant sa vie, porte l’humanité et le monde avec elle. Il est bien le Roi qui donne au peuple son unité et à l’univers son sens. À tous ceux qui l’ont reçu, il donne le même pouvoir royal, à sa suite, de rendre témoignage à la vérité de manière à soutenir l’humanité dans l’espérance et la Création dans l’être.

Tout seul, en effet, que suis-je ? Pauvre homme plein de faiblesses et pécheur de surcroît, de quoi pourrais-je me rendre garant par moi-même ? Comment tiendrais-je l’épreuve de vérité sans l’Esprit de celui qui a sauvé tous les hommes en donnant sa vie par amour pour eux ? Mais il est répandu en abondance sur ceux qui croient en lui, cet Esprit Saint, et il souffle même sur toute chair selon la volonté sainte de la liberté divine.

Ne mettons pas notre assurance en nous-mêmes, frères et sœurs, mais comptons sur la fidélité de celui qui nous a promis de nous donner son Esprit, afin que nous soyons rendus capables de témoigner comme lui jusqu’au bout de l’Amour de Dieu, fidèle et vainqueur dans l’épreuve de Vérité.
Amen"

L'épreuve de vérité - Homélies de Marc Lambret (prêtre de l'Eglise catholique) L'épreuve de vérité, vous l'avez sans doute connue, de diverses manières en certaines circonstances. Il s'agit que la personne (...)

21/11/2021

Très belle solennité du Christ-Roi de l'univers
(Photo du vitrail axial de la Basilique réalisé par la Maison Maréchal de Metz, 1857 )

Très belle solennité du Christ-Roi de l'univers
(Photo du vitrail axial de la Basilique réalisé par la Maison Maréchal de Metz, 1857 )

Photos from Paroisse Sainte Clotilde's post 20/11/2021

Feuille paroissiale de la Solennité du Christ-Roi de l'univers.
👉 Messe anticipée de la solennité ce soir à 18h30 ( Basilique)
👉 Dimanche à 11h : Grand' messe de la solennité ( Basilique).
👉 Dimanche à 19h : Messe du soir de la solennité ( Chapelle Jésus-Enfant).

" Dieu règne, peuple criez d'allégresse ! Alléluia ! La vie a vaincu la mort, la croix à vaincu l'enfer ! Alléluia ! "

Pèlerinage à Florence 16/11/2021

Pèlerinage à Florence

Il reste des places ✍

Pèlerinage à Florence Du 25 avril au 29 avril 2022 Giorgio La Pira, un serviteur de Dieu en politique Accompagné par le père Marc Lambret Découverte du patrimoine de foi, d...

La glorieuse incertitude - Homélies de Marc Lambret (prêtre de l'Eglise catholique) 16/11/2021

La glorieuse incertitude - Homélies de Marc Lambret (prêtre de l'Eglise catholique)

Retrouvez l'homélie du Dimanche 14 novembre 2021 – 33ème dimanche Année B sur le site du Père Lambret :
http://mlambret.free.fr/spip.php?article1479

La glorieuse incertitude
Daniel 12,1-3 – Psaume 15,5.8-10.1b.11 – Hébreux 10,11-14.18 – Marc 13,24-32

dimanche 14 novembre 2021, par Marc Lambret

"La glorieuse incertitude n’est pas seulement du sport, mais aussi de toute bataille qui n’est pas jouée d’avance. C’est pourquoi le poète a dit qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Plus généralement, dans la vraie vie, l’avenir est inconnu, malgré les efforts que nous faisons pour maîtriser les risques quand nous avons peur de ce qui peut arriver.

Ainsi, de quel événement parle notre évangile en disant que nul n’en connaît le jour ni l’heure, pas même le Fils, mais seulement le Père ? La petite parabole du figuier nous donne une piste, surtout si l’on sait que ce qui est traduit par « les branches » est le grec « klados », au singulier, qui signifie « rameau » et vient du verbe « klaô », arracher, casser. Alors on pense à la promesse messianique : « Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines ».

Il s’agit donc du Christ lui-même, et du fait qu’il sera arraché à la vie par ses ennemis. D’ailleurs, quand est-ce que le « rameau » devient « tendre » sinon lorsqu’il est couronné d’épines, percé de clous et traversé par la lance ? Mais c’est pour ensuite produire des feuilles qui seront un remède, puis des fruits de salut. Il s’agit donc du mystère pascal du Fils de Dieu.

Or, bien qu’il ait discerné la perspective de sa passion, et qu’il l’ait annoncée à ses disciples, Jésus se retrouve au Jardin de l’agonie dans l’angoisse et l’incertitude. C’est justement en Marc que c’est le plus clair et le plus net. Jésus priait, nous dit l’évangéliste, « pour que s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. » Ainsi le Fils lui-même ne connaissait pas cette heure qui fut la sienne. A fortiori aucun de nous ne connaît son heure.

Mais, son heure, le Seigneur l’a vécue une fois pour toutes, nous explique la lettre aux Hébreux, c’est-à-dire pour toute l’histoire du monde jusqu’à la fin. Toute messe, toute Eucharistie, rend le sacrifice du Christ présent à notre temps. Pas seulement pour le moment où nous la célébrons, mais pour tout le temps que nous vivons. Quand nous offrons le sacrifice du Christ, nous nous offrons nous-mêmes à vivre le temps qui vient avec la même confiance et la même obéissance qu’ils a montrées jusqu’au bout.

Sa passion se fait présente à toutes nos « heures », dans l’angoisse de ce qui peut arriver comme dans l’épreuve quand elle est là. Pas seulement sa passion, mais aussi sa résurrection. C’est pourquoi avec lui et en lui nous pouvons nous offrir au sacrifice dans l’action de grâce. C’est ainsi qu’en lui nous glorifions le Père et que le Père nous glorifie.

Jésus vit en nous la glorieuse incertitude de son Heure en habitant nos épreuves et nos angoisses de son mystère pascal eucharistique. C’est pourquoi nous pouvons vivre chaque jour dans l’espérance, ancrée dans la merveilleuse certitude de son amour vainqueur.
Amen "

La glorieuse incertitude - Homélies de Marc Lambret (prêtre de l'Eglise catholique) La glorieuse incertitude n'est pas seulement du sport, mais aussi de toute bataille qui n'est pas jouée d'avance. C'est (...)

Photos from Paroisse Sainte Clotilde's post 13/11/2021

Feuille paroissiale du 33ème Dimanche " Per annum" - année B

✍ Samedi à 18h30, messe anticipée du dimanche (Basilique)
✍ Dimanche à 11h, grand' messe dominicale ( Basilique)
✍ Dimanche à 19h, messe dominicale du soir ( Chapelle Jésus-Enfant)

César Franck Prélude, fugue et variation - Olivier Penin, l'orgue de Sainte Clotilde Paris 06/11/2021

César Franck Prélude, fugue et variation - Olivier Penin, l'orgue de Sainte Clotilde Paris

La nouvelle vidéo de notre organiste titulaire Olivier Penin au Grand-Orgue de la Basilique.
À écouter et partager sans modération !

César Franck Prélude, fugue et variation - Olivier Penin, l'orgue de Sainte Clotilde Paris César Franck (1822-1890) Prélude, fugue et variation (Six pièces, op. 18, FWV 30, 1865) Olivier Penin à l'orgue de la basilique Sainte Clotilde Pariswww. ol...

Photos from Paroisse Sainte Clotilde's post 01/11/2021

Quelques photos des messes de la solennité de la Toussaint qui se sont déroulées à la Basilique à 11h et à la chapelle Jésus-Enfant, ce soir.
" Dieu nous te louons, Seigneur nous t'acclamons dans l'immense cortège de tous les Saints ! "
📷 Photos : Victor Weller

Photos from Paroisse Sainte Clotilde's post 30/10/2021

Feuille paroissiale du 31ème Dimanche " Per annum " et de la Solennité de la Toussaint

✍ Ce soir à 18h30, messe anticipée du dimanche ( Basilique)
✍Demain à 11h, grand'messe dominicale ( Basilique)

Lundi 1er novembre - Solennité de la Toussaint :
✍Demain à 19h, messe anticipée de la solennité ( Chapelle Jésus-Enfant)
✍ Lundi 1er novembre à 11h, Grand' messe de la Solennité de la Toussaint ( Basilique)
Lundi 1er novembre à 19h, messe du soir de solennité ( Chapelle Jésus-Enfant)

Mardi 2 novembre - Commémoration des fidèles défunts :
✍ A 12h15, messe unique de commémoration des défunts de nos familles et de notre paroisse.

🙏" Dieu, nous te louons, Seigneur nous t'acclamons dans l'immense cortège de tous les Saints !"

27/10/2021

Horaires de la Solennité de la Toussaint :

Dimanche 30 octobre à 19h : Messe anticipée de la Solennité (Chapelle Jésus-Enfant)
Célébrant : Père Viju Christudas - orgue Anne-Isabelle de Parcevaux

Lundi 1er novembre à 11h : Grand'messe de la solennité (Basilique)
Célébrant : Père Marc Lambret - Au grand-orgue : Olivier Penin

Lundi 1er novembre à 19h : Messe du soir de la solennité ( Chapelle Jésus-Enfant)
Célébrant : Père Viju Christudas - Orgue: Anne-Isabelle de Parcevaux

Gaudeamus Omnes in Domino, diem festum celebrantes !

Horaires de la Solennité de la Toussaint :

Dimanche 30 octobre à 19h : Messe anticipée de la Solennité (Chapelle Jésus-Enfant)
Célébrant : Père Viju Christudas - orgue Anne-Isabelle de Parcevaux

Lundi 1er novembre à 11h : Grand'messe de la solennité (Basilique)
Célébrant : Père Marc Lambret - Au grand-orgue : Olivier Penin

Lundi 1er novembre à 19h : Messe du soir de la solennité ( Chapelle Jésus-Enfant)
Célébrant : Père Viju Christudas - Orgue: Anne-Isabelle de Parcevaux

Gaudeamus Omnes in Domino, diem festum celebrantes !

[10/25/21]   A lire ou à relire ... l' Homélie du Dimanche pour nourriture spirituelle de la semaine !
Dimanche 24 octobre 2021 – 30e dimanche de l’année B par Marc Lambret

http://mlambret.free.fr/spip.php?article1475

Jérémie 31,7-9 – Psaume 125,1-6 – Hébreux 5,1-6 - Marc 10,46b-52

dimanche 24 octobre 2021, par Marc Lambret

"Il faisait mauvais, maintenant il fait beau. Évidemment, pour le temps de la météo, c’est un va-et-vient : « il faisait beau, maintenant il fait mauvais » est à l’ordre du jour aussi souvent que l’inverse.

Pourtant, bibliquement, c’est-à-dire dans le dessein de Dieu, par-delà la variabilité des réalités terrestres il s’agit au fond d’un mouvement unique et irréversible. C’est ce que nous avons chanté avec le psaume 125 : « Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. »

Pour le peuple élu, cet Israël dont Dieu se dit le Père au livre du prophète Jérémie que nous avons entendu en première lecture, l’expérience se répète tragiquement dans l’histoire, mais à chaque fois comme un témoignage rendu à ce dessein irrévocable d’amour salvifique du Seigneur. Pour le prophète, il s’agit en particulier du retour d’exil : après la chute de Jérusalem en moins 587, les élites juives furent déportées à Babylone et ne commencèrent à en revenir qu’environ 70 ans plus t**d.

L’Israël du Nord avait connu un drame semblable au huitième siècle avant notre ère, et le peuple « petit reste » contemporain du Messie revivra la catastrophe en l’an 70 : la destruction de la Ville et du Temple, le massacre et le bannissement de beaucoup. Au cœur de toutes ces tribulations se situe le mystère pascal du Christ. Or, ce mystère est la structure profonde de tous nos passages évangéliques.

Aujourd’hui, nous entendons le récit de la guérison d’un aveugle, au moment où Jésus achève son voyage ultime vers Jérusalem. Or, une autre guérison d’aveugle se situait au départ, de ce voyage du Nord au Sud, dans la région de Césarée de Philippe. Seulement, depuis le temps a bien changé.

Naguère, le traitement s’avérait difficile et laborieux, non sans crachement sur les yeux assorti d’imposition des mains, avec un résultat d’abord partiel et déconcertant, d’où la nécessité d’une nouvelle manipulation avant qu’enfin la guérison soit complète. Aujourd’hui, en revanche, l’aveugle semble y voir déjà au seul appel à se lever puisqu’il bondit et court à Jésus qui, de son côté, n’a même pas eu à se déplacer.

Toutefois, il ne faut pas s’y tromper : la mention de « l’arrêt » de Jésus peut déjà nous évoquer le début de sa passion. Dans l’original grec, c’est encore plus net : le verbe signifie « dresser » et il est employé au passif. Nous pouvons y lire l’élévation sur la croix qui est aussi la glorification du Sauveur – comme saint Jean d’ailleurs l’affirme encore plus clairement – et l’Ascension à la droite du Père d’où il enverra l’Esprit sur les croyants.

Du coup, nous comprenons mieux le début de notre passage. On nous annonce « le fils de Timée, Bartimée » : s’agit-il simplement de nous traduire « bar » qui signifie « fils » en araméen ? En réalité, le mot grec Timè veut d’abord dire « prix, récompense ». Le bien nommé Bartimée va se révéler fils, c’est-à-dire fruit, et récompense du sacrifice pascal de Jésus. Là encore, nous avons un écho en Jean : l’épisode de la Samaritaine se passe à Sykar (qui évoque l’hébreu « sakar », « salaire »), Jésus dit que les blés sont mûrs pour la moisson, et les Samaritains convertis seront en effet son salaire et la moisson à la fin de l’épisode qui prophétise sa passion et sa résurrection.

« Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie » : il s’agit bien ici du temps joyeux, du temps pascal, qui succède au temps des larmes, le temps de la passion. D’ailleurs, la conversion la plus massive et spectaculaire de notre épisode n’est pas celle de Bartimée, sauvé « par sa foi », mais celle des gens qui sont retournés d’un mot par Jésus : ils rabrouaient l’aveugle et voilà qu’ils l’encouragent et l’appellent ! Ceux-là figurent les disciples et l’Église, « toujours à réformer ».

Oui, frères et sœurs, pour nous aussi les allers-retours sont nombreux et se succèdent : alors que nous avons été baptisés une fois pour toutes, nous restons toujours à convertir de nouveau, à devoir passer par le temps des semailles dans les larmes pour accéder à celui de la moisson dans la joie.

Jusqu’au jour où le temps des ténèbres sera définitivement révolu, quand viendra le beau temps sans déclin et sans retour où nous serons réunis dans l’amour de Dieu pour toujours.
Amen"

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